Heat – Celtics Game 5 (80-93) : La victoire d’un collectif plus équilibré coté Boston.

Après 4 matchs alternants les blowouts, Boston et Miami se retrouvaient à la FTX Arena pour un Game 5 décisif dans l’optique de la qualification en Finales NBA. Une rencontre qui a vu les Celtics se détacher en seconde période grâce à un collectif bien plus équilibré. Retour sur les points chauds de cette victoire.

Après une première période compliqué, le duo Tatum / Brown s’est réveillé après la pause (Crédits : Getty Images)

Des défaillances individuelles, encore une fois

Le dénominateur commun des matchs de cette série, c’est la capacité qu’ont les joueurs des deux équipes à passer à coté de leur rencontre. Et plus particulièrement pour Miami, qui n’a pas accusé d’absences comme les Celtics sur certains matchs où Robert Williams, Marcus Smart ainsi que Al Horford déclaraient forfait. Les petitis bobos se font sentir pour les hommes d’Erik Spoelstra, mais à part Tyler Herro depuis deux matchs, pas de mise au repos. Une stratégie discutable alors que les Floridiens avaient récupéré l’avantage du terrain et pouvaient faire souffler certains cadres pour mieux appréhender les rencontres de la série.

Et après la performance historique dans le mauvais sens lors du Game 4 ( les 5 titulaires combinaient seulement 18 points, plus bas total depuis que les données sont relevées, en 1971), les individualités de Miami n’ont pas pu se montrer à la hauteur de l’évènement et ont complétement sombré hier soir encore à la FTX Arena. Dans l’œil du cyclone, le duo Max Strus / Kyle Lowry. Le premier avait posé une ligne de statistique totalement vierge en 14 minutes, sa performance d’hier n’est pas reluisante non plus avec 4 points, 2 rebonds et 3 passes en 20 minutes de jeu, assorti d’un magnifique… 0/9 au tir dont 0/7 derrière la ligne. Un véritable handicap pour son équipe qui pèse sur les performances du Heat.

1/28 au tir et 1/19 à 3 points, le duo Strus / Lowry va très mal depuis deux matchs (Crédits : Tim Heitman-USA TODAY Sports)

Quant à Kyle Lowry, ce n’est guère mieux. L’ancien de Toronto revenait à peine de blessure, mais l’impact espéré tarde à arriver. Totalement impuissant sur le parquet, il a terminé hier sans le moindre point ni la moindre passe réussie, 3 ballons perdus et 5 fautes, pas exactement ce dont on attend de lui, surtout à 27M£ la saison. Le match 4 avait déjà été catastrophique avec 3 points, 5 rebonds et 2 passes à 1/6, ce n’est pas un hasard si Miami laisse ces matchs là.

D’autre part, Bam Adebayo alterne entre le niveau All-Star et les Shanghai Sharks, terriblement mis en difficulté par la présence d’Al Horford et de Robert Williams en face, le pivot n’arrive pas à être agressif et à trouver le bon rythme en attaque. Jimmy Butler est extenué et gêné par les petits blessures, comme en attestent ses 19 points à 7/32 au tir sur les deux derniers matchs, le patron semble sans solution. Les joueurs sur le terrain ont du mal à performer, et Erik Spoelstra n’est pas non plus sans reproche, ne trouvant pas les solutions pour redonner un coup de fouet à son équipe.

Bam Adebayo a beaucoup de mal sur ces Playoffs (Credit: Kim Klement-USA TODAY Sports)

Des défaillances individuelles qui mettent en lumière les problèmes d’un collectif peut-être moins bien construit qu’il n’y paraissait.

Un collectif unidimensionnel coté Heat ?

C’était la crainte exposée dans la preview de la série, la capacité du Heat à pouvoir être fiable offensivement. On savait que Jimmy Butler (en admettant qu’il soit à 100%) allait pouvoir mener l’attaque du Heat, mais qu’en était-il de ses lieutenants? Tyler Herro n’était pas autant en forme que lors de la saison régulière, Bam Adebayo n’a pas été impérial malgré des oppositions médiocre lors des tours précédents, difficile ensuite de compter sur des Gabe Vincent, PJ Tucker, Max Strus pour scorer efficacement quel que soit le contexte dans ces playoffs.

Le Heat, équipe trop irrégulière en attaque pour être vraiment sérieuse ? (Crédits : Getty Images)

En début de saison lorsque le monde de la NBA a découvert le Roster de Miami, tout le monde avait hâte de le retrouver en Playoffs. Pourquoi cela? Leur capacité présumée à mettre les barbelés lorsque le jeu ralentit, et lorsque ça compte vraiment. Seulement, les pépins physique d’un roster loin d’être le plus jeune de NBA associés à certaines baisses de forme font que ni l’attaque ni la défense ne peuvent être considérées comme satisfaisantes. Des belles surprises comme le retour en forme de Victor Oladipo sont là coté Heat, mais il sera très difficile de le retenir cet été face aux offres des autres franchises. L’ancien des Pacers justement, qui brille par sa défense mais qui est aussi capable d’alterner entre une performance solide en attaque (23 points à 7/16 au tir, 4 rebonds et 6 passes lors du Game 4), et la bouillie de basket auquel nous avons assisté la nuit dernière. Des air-ball alors qu’il était totalement ouvert pour shooter, il finit hier avec 3 points seulement à 1/7 au tir. Solide par moment en défense, il est bien trop irrégulier pour ce stade de la compétition. Symbole d’un Miami Heat unidimensionnel?

Les patrons se sont réveillés à Boston

Au contraire du Heat hier, les patrons se sont réveillés lors de la seconde période du Game 5, et les Celtics plus globalement ont montré qu’ils étaient capable de s’adapter et de compter sur le collectif pour trouver les solutions en attaque. Alors que la première période avait été difficile au niveau de l’adresse pour les C’s, la sortie de vestiaire a été bien plus satisfaisante pour les hommes d’Ime Udoka.

Seulement 10 points pour le duo Tatum / Brown à 3/16 à la mi-temps, heureusement pour Boston que les lieutenants Al Horford et Derrick White assurait avec respectivement 10 et 11 points. Alors menés de 5 points par le Heat, le réveil des patrons des Celtics était nécessaire pour aller décrocher la victoire. Et cela a été chose faite. Un run de 32-16 dans le troisième quart-temps pour prendre l’avantage et creuser l’écart pour ne plus jamais le laisser, Miami a totalement coulé face à l’intensité mise par Tatum et ses coéquipiers. Au final 22 points à 7/20 au tir pour Jayson Tatum, 25 points à 10/19 au tir pour Jaylen Brown, Boston a su compter sur un duo de superstar pour scorer, ce dont Miami aurait bien eu besoin.

Le duo de All-Star a permis aux Celtics de s’imposer hier. (Crédits : Getty images)

Au-delà du scoring Horford a été précieux, Grant Williams a su mettre les tirs qu’il fallait et Marcus Smart a été capable de compenser ses difficultés en attaque par une belle activité en défense. Une réaction qui symbolise le run de playoffs des Celtics, toujours capables de se ressaisir après une défaite ou même au sein d’une rencontre, comme nous l’a prouvé ce Game 5.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :
Ads Blocker Image Powered by Code Help Pro

Bloqueur de publicité détecté !

Aidez-nous à continuer notre activité en désactivant votre bloqueur de publicité ! La publicité fait vivre le site, ne nous laissez pas mourir.