Espoirs déchus #1: Javier Pastore, magicien de Cristal.

Dans cette série d’articles, vous allez retrouver d’anciennes gloires du football qui vous ont émerveillés, mais qui sont depuis retombé dans un relatif oubli. Pour commencer retour sur la carrière mouvementée de Javier Pastore, qui est depuis totalement passé sous les radars. 

Un match que tout bon supporter du PSG se doit de se souvenir (Crédits : Icon Sport)

La révélation

Pastore arrive à Palerme en 2009, pour 6 millions d’euros. Il fait ses débuts le 15 août en coupe contre la Spal, et il enchaine le 23 août pour son premier match de série A contre le Napoli. Au début il est utilisé comme un joker de luxe dans l’effectif italien, mais avec le changement de coach, il fait ses preuves et devient titulaire indiscutable, il marque son premier but en série A contre Bari, le 20 janvier 2010, il évolue notamment avec un certain Edinson Cavani aussi inconnu à cette époque. A l’issue de cette saison Palerme fini 5ème et se qualifie en Ligue Europa, plusieurs clubs sont intéressés par le jeune argentin dont l’Olympique Lyonnais, mais il prolonge son contrat jusqu’en 2015. Lors de la saison suivante, il épate toute l’Italie et montre tout son talent à l’Europe, notamment au cours du match face à Catalane où il marque un triplé parfait, un but du droit, un du gauche et un de la tête. Le 24 Janvier 2011, il est élu meilleur joueur de l’année 2010 de Série A. Au total il a marqué 14 buts buts à Palerme et commence à se faire un nom dans l’Europ du football et attire les regards des dirigeants du PSG.

Pastore à Palerme (crédits : Richiardi / Presse Sports)

Le prime

Il arrive au PSG, à l’été 2011 et est l’une des premières recrues de l’ère qatarie. Dès son premier mois dans la capitale, l’argentin est élu meilleur parisien du mois d’aout. La saison suivante il est l’une des clés de l’effectif d’Ancelotti. Le 18 septembre 2012, premier match de ligue des champions, premier but pour lui, il roule alors sur l’eau dans cette période, le 10 avril 2013, premier titre pour lui, il est sacré champion de France avec le PSG. La saison suivante, changement de coach, Pastore est difficilement intégré dans le système de Blanc. Mais l’action mythique de sa carrière arrive le 2 avril 2014, face à Chelsea, il entre à la fin du match, déborde sur l’aile et réalise un slalom entre trois défenseurs londoniens, et parvient à marquer, ce qui met les parisiens en position favorable pour le match retour. Mais Chelsea se qualifie, à l’issue de la saison il remporte encore un titre de champion de France. A l’entame de la saison 2014-2015, il profite de l’absence de Matuidi et devient le maitre du jeu parisien. Il participe donc à 34 matchs de championnats dont 31 en tant que titulaire, en mettant 5 buts et en délivrant 12 passes décisives. A titre de comparaison, la saison précédente il n’avait participé qu’à 29 matchs de championnat dont seulement 18 en tant que titulaire. Malgré l’élimination face à Barcelone en Ligue des Champions cette année là, il réalise une saison pleine avec au bout un quadruplé historique: Trophée des Champions, Championnat de France, Coupe de France, Coupe de la Ligue. Pastore semble être à son meilleur niveau, il prolonge logiquement jusqu’en 2019.

l’arrivé de Pastore à Paris (Crédits photo : Icon Sport))

La chute

Malheureusement l’ascension de l’argentin vers les sommets sera freinée par les blessures, et ce à commencer par la saison 2015-2016. 16 petits matchs de championnat dont 11 comme titulaire, et énormement de mal à revenir à la compétition de manière régulière. Il continue de glaner des titre avec le PSG, mais l’impression n’est plus la même avec El Flaco. Il est toujours aussi apprécié par les supporters du PSG, mais le magicien n’est plus autant présent qu’avant. 40 matchs de championnat sur les deux saisons qui suivent dont 23 comme titulaire, l’impression que la magie n’opère plus et que son corps ne lui permettra plus d’enchainer les matchs comme avant. Il y aura bien quelques retours à la compétition assortis de beaux passages comme lors de son retour à la compétition en 2016 contre le FC Barcelone (4-0), mais ses problèmes de mollets reviennent inlassablement, jusqu’à voir apparaitre pour la première fois les premières rumeurs de départ avant le début de la saison 2017-2018.

Seulement l’ancien de Palerme veut toujours croire en son aventure parisienne, et déclarait même en avant-match de la troisième journée de Ligue 1 : « Partir au mercato ? Non, je veux jouer, je suis bien physiquement. Un départ à Monaco ? C’est hors de question, je reste à Paris cet été ». Mais avec l’arrivée de Neymar et avec lui des ambitions toujours plus concrète de victoire en Ligue des Champions, Javier ne peut plus prétendre à une place de titulaire et se retrouve relégué au banc de touche, pour suppléer le joueur brésilien. Une nouvelle saison qui le verra écarté des terrains à plusieurs reprises à cause de son mollet, énièmes pépins physiques qui le priveront d’une possible participation à la Coupe du Monde 2018.

C’est donc à la fin de cette saison 2017-2018 qu’il quittera le club de la Capitale après 230 matchs en 7 saisons au club pour seulement 33 buts, 46 passes décisives mais des centaines de souvenirs pour tous les fans du PSG. Un des premiers symbole du renouveau du PSG, un amour des supporters qui a toujours été présent et qui se matérialisait lors de son dernier match officiel à Caen, avec la banderole suivante : « Javier, à jamais chez toi au Parc« . Pastore aura bien évidemment quelques mots pour remercier les fans à son départ, des remerciements remplis d’émotions : « Merci beaucoup pour toutes ces années passées ici. J’ai construit ma famille ici. Le PSG restera à jamais dans mon cœur, vous êtes ma famille, aussi. Merci »

Pastore lors de sa dernière saison parisienne (Crédits : Getty Images)

La suite ?

Après le passage dans la capitale française, c’est une autre capitale qui voit le milieu offensif poser ses bagages, Rome. Debarqué à l’AS Roma en tant que joueur libre, le renouveau n’aura cependant pas lieu. En trois saisons dans le championnat italien, Javier Pastore dispute moins de matchs qu’il n’en manque (37 matchs joués pour un total de 56 matchs loupés). Toujours ses problèmes de mollet auxquels viennent s’ajouter des pépin d’œdème osseux qui mèneront à une opération de la hanche en 2020. Laissé libre par la Roma à l’Eté 2021, il tente de se relancer à plus petit niveau, à Elche où il a pu retrouver un autre ancien de la Ligue 1 : Dario Benedetto. 13 matchs de Liga seulement et toujours autant de difficulté pour se remettre à 100% physiquement, le conte de fée semble terminé pour un joueur qui a su mettre des étoiles dans nos yeux, mais qui n’est plus que l’ombre du joueur magnifique qu’il a été.

Espérons cependant qu’il réussisse à revenir la saison prochaine que ce soit à Elche ou ailleurs (il est en fin de contrat en juin 2022), pour qu’on puisse profiter de sa conduite de balle élégante et de son toucher de balle soyeux. Gracias Javier.

Pastore lors d’un de ses rares matchs en Liga (Crédits : Aitor Alcalde / Getty Images)

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :
Ads Blocker Image Powered by Code Help Pro

Bloqueur de publicité détecté !

Aidez-nous à continuer notre activité en désactivant votre bloqueur de publicité ! La publicité fait vivre le site, ne nous laissez pas mourir.