Quel bilan tirer de la saison du Biarritz Olympique ?

Dernier du Top 14 (24 points), le Biarritz Olympique est relégué en Pro D2 un an après être remonté dans l’élite. Voici ce que l’on a aimé et moins aimé de la saison du BO.

Francis Saili et le BO ont perdu un match crucial contre l’USAP (Icon Sport)

ON A AIMÉ


Des cadors battus à Aguiléra

Si de nombreuses lanternes rouges du championnat s’inclinent systématique contre les gros poissons, le BO a fait de la résistance. Dès la première journée, les « BOys » s’offraient l’Union Bordeaux-Bègles dans la chaleur d’Aguilera (27-15). Deux semaines plus tard, c’est le Racing 92 qui passait à la trappe (28-19), cette fois-ci sous une pluie battante. La victoire sur le Stade Français (17-14), ou contre La Rochelle au-delà de la sirène (27-24) ont été les belles satisfactions de la saison basque.

Des révélations au plus haut niveau

Le BO n’avait pas la profondeur de banc pour tenir la cadence d’un Top 14 au rythme exceptionnel. En revanche, il avait un quinze de départ très honorable, avec de vrais bons joueurs. Lucas Peyresblanques et Mathieu Hirigoyen ont confirmé les espoirs placés en eux, même si le premier a longtemps été blessé. La pépite sud-africaine Joe Jonas a montré de belles choses, tout comme Johnny Dyer en deuxième ligne. Des beaux joueurs qui ont donné du fil à retordre à leurs adversaires.

La ferveur du public biarrot

Aux anges depuis le barrage remporté contre l’Aviron Bayonnais, le public biarrot a soutenu son club corps et âme. Que ce soit à Aguiléra ou en déplacement, le public basque a soutenu son équipe malgré certaines passes difficiles. Réputé pour ne pas être le plus bruyant de France, il a pourtant fait taire ses détracteurs et prouvé qu’il ne répondait pas seulement présent lorsque les résultats étaient bons.

ON A PAS AIMÉ


Les défaites à un fil qui font perdre le fil

Beaucoup se souviendront de la terrible fin de saison du BO. Pourtant, le destin du club s’est joué contre les concurrents directs. La défaite au mois de janvier, à Aguiléra contre Perpignan (23-25), a fait beaucoup de mal à la saison biarrote. Tout comme celle à Pau (33-21), alors que le BO menait en seconde période. Si près, si loin ? Peut-être, mais rien ne garantit que le groupe aurait lâché dès le mois de février s’il avait su gagner ces matchs couperets. Si les joueurs ne sont pas exempts de tout reproche, le staff biarrot a lui aussi parfois fait de mauvais choix sur des échéances vitales.

La fin de saison en eau de boudin

Ereinté par une saison difficile et les blessures de joueurs importants, Biarritz a fini par craquer pour ne remporter qu’un seul match (contre La Rochelle) sur la phase retour du championnat. Les Basques ont coulé avant le printemps et ont préféré préparer la saison suivante, certains de descendre en Pro D2. Des scores fleuves entachent la première partie de saison intéressante du club.

Les conflits internes

Il faut dire que les joueurs n’ont pas été aidés par les conflits entre la direction du club, la mairie de Biarritz et l’association portée par les « galactiques ». Difficile de se projeter au club ou de se battre avec force lorsqu’un climat d’incertitudes pèse constamment. Les conditions de travail n’ont pas été optimales, bien symbolisées par la défaillance des infrastructures d’Aguiléra.

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