Quel bilan tirer la saison du Stade Rochelais ?

Privés de demi-finales en Top 14, les Rochelais ont touché les étoiles en Champions Cup en remportant le premier titre majeur de leur histoire. Alors, quel bilan les Maritime peuvent-ils dresser au crépuscule de l’exercice 2021/2022 ?

Le Stade Rochelais avait déjoué tous les pronostics en finale contre le Leinster (Pascal Guyot/AFP

La coupe d’Europe comme terrain de chasse

Après une saison 2020/2021 exceptionnelle malgré les deux défaites en finale, les Rochelais entraient dans une saison de digestion tout en restant ambitieux. La prise de pouvoir de Ronan O’Gara, adjoint de Jono Gibbs la saison précédente, marquait aussi la phase de transition que s’apprêtait à vivre le club.

Cette nouvelle prise de pouvoir ne débutait pas sous les meilleurs auspices, avec quatre défaites consécutives en début de championnat, avant de remettre la marche en avant et de se qualifier en phase finale (5ème, 71 points). 

Mais c’est bien en coupe d’Europe que les Rochelais se sont illustrés en remportant l’entièreté de leurs rencontres, à l’exception du match nul imposé par l’EPCR contre Bath au mois de décembre.

Vainqueur de la compétition après un très grand match de rugby qui les a vu prendre l’avantage en fin de match grâce à un essai d’Arthur Rétière, les Rochelais ont remporté leur premier titre majeur un an après avoir échoué contre le Stade Toulousain.

Et pourtant, le chemin fut semé d’embuches plus difficiles à surmonter que celles de 2021 avec un parcours de phases finales à très fort accent français. Bordeaux en huitièmes, Montpellier futur champion de France en quart, puis le Racing 92 avant la cerise sur le gâteau avec le Leinster en finale.

Un jeu puissant et léché

C’est devenu une marque des fabrique des Rochelais : mettre du rythme et de ne pas fermer le jeu. Dans le sillage de leurs avants conquérants illustrés par le surpuissant Will Skelton et l’infatigable capitaine Grégory Alldritt, les trois-quarts ont pu se régaler dans le jeu.

Les Maritimes sont d’ailleurs la troisième attaque du championnat avec 640 points marqués, soit une moyenne de 25 points par match. Jules Favre est aussi le troisième marqueur d’essai avec neuf réalisations derrière Baptiste Couilloud et le futur Rochelais Ulupano Seuteni.

Malgré une forte envie de porter leur jeu sur l’offensive, le club de Vincent Merling n’en oublie pas la défense en étant la seconde meilleure muraille du championnat derrière le Stade Toulousain.

Un fort renouvellement d’effectif

Et si la saison de transition se situait en réalité lors du prochain exercice ? En effet le club va perdre treize joueurs et en a recruté huit, en plus de faire monter des jeunes du centre de formation.

Les piliers Thierry Païva et George-Henri Colombe rejoignent les Maritimes aux côtés du talonneur Quentin Lespiaucq, d’Ultan Dillane et de Yoan Tanga. Derrière, ce sont trois joueurs qui rejoignent les bords de l’Atlantique avec l’ouvreur Antoine Hastoy, le centre Ulupano Seuteni et l’ailier international Teddy Thomas. 

Beaucoup de changements mais un temps d’adaptation le plus court possible à trouver pour Ronan O’Gara. Surtout que Hastoy et Tanga n’arriveront que plus tard dans la préparation du fait de leur présence au Japon avec les bleus.

À cela s’ajoute le départ d’une légende du club, Victor Vito, un temps capitaine, qui pourrait laisser un vide dans le vestiaire que le staff devra vite combler.

Des révélations

Le Stade Rochelais n’a pas la réputation d’être le plus grand club formateur du pays, mais quelques révélations sont sorties de l’Apivia centre.

Les noms les plus évidents sont le troisième ligne Matthias Haddad, qui a rejoint les bleus sans jouer cet été, ou encore le demi de mêlée Thomas Berjon qui est parfaitement inscrit dans la rotation.

Ce dernier a d’ailleurs sorti une finale de très très haut niveau et pourrait bien devenir le titulaire la saison prochaine s’il maintient son niveau. 

Quels objectifs pour 2022/2023 ?

La saison prochaine est par bien des aspects particulière et ce notamment à cause de la coupe du monde qui se déroulera en septembre 2023.

Elle est la dernière pour se montrer aux yeux de son sélectionneur et faire partie de l’aventure. L’envie sera donc décuplée pour certains tandis qu’elle sera peut être un peu plus retenu pour d’autres. le staff devra gérer objectifs personnels et collectifs.

Le Stade Rochelais devra aussi assumer son nouveau rôle de champion d’Europe en titre et sera désormais le chassé à défaut d’être le chasseur… Une étiquette qu’il devra apprivoiser au plus vite.

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