Les Barbarians français, on vous explique le concept et les attraits

Vendredi 1er juillet, les Barbarians français ont perdu contre les États-Unis (26-21), sur la pelouse d’Houston (Texas). Premier match de l’année pour l’équipe à XV dont la dernière rencontre remonte au 13 novembre dernier contre les Tonga. L’occasion pour nous de vous expliquer l’histoire du club et son importance dans le rugby français.

Matthieu Jalibert avec les Barbarians français , le 10 novembre 2017. (afp.com/Nicolas Tucat)

Le premier point, qui n’est pas des moindre, est de comprendre le concept de ceux que l’on surnomme les « Baa-Baas ». Souvent considérée comme la deuxième équipe nationale, l’équipe des Barbarians français est en réalité issue du Barbarians Rugby Club.

Ce club créé en 1979 par Jean-Pierre Rives et Jacques Fouroux, comporte une équipe à XV et à VII sur le modèle de nos voisins d’Outre-Manche.

Contrairement à l’équipe nationale, pas de condition d’âge ou de nationalité pour porter le maillot des Barbarians français, il suffit de jouer dans le championnat national et d’être appelé par le comité de direction

En revanche il subsiste une règle fondamentale chez les Baa-Baas qui ne peut être dérogée : avoir la philosophie rugby ! C’était le motif principal des Bleus, vainqueurs du Grand Chelem 1977, devenus une bande de copains qui a créé l’équipe. En somme, de l’attaque et du beau jeu pour crédo et de la fraternité en cadeau ! 

“Au-delà de l’idée, les Barbarians sont une philosophie, un esprit. Rien d’autre qu’un esprit. Ils protègent un espace de liberté, de fraternité. Être Baa-Baas, c’est une façon d’être, de se comporter. On respecte un certain code de vie »

Jean-Pierre Rives

Les barbarians français soudés autour de Jean-Marc Doussain RMC Sport)

Plus de 600 joueurs ont porté le maillot à rayures depuis sa création. Fidèle à la tradition, le maillot des Barbarians français associe les deux bleus de Cambridge et d’Oxford où est né la coutume Barbarians et le bleu de France.

Autre rite, chaque joueur garde les chaussettes de son club durant le match, ce qui permet d’observer la diversité de l’effectif. Avoir la tradition comme blason sans recherche de résultat ni pression. Un retour aux fondamentaux cher à un sport qui ne cesse de se moderniser et de s’émanciper. Après 62 matchs, les Barbarians français se sont inscrits dans l’histoire du rugby de notre pays.   

Aujourd’hui, les matchs des Baa-Baas sont en quelque sorte des matchs d’exhibition pour les joueurs, à l’image de François Trin-Duc et Louis Picamole contre les USA qui jouaient le dernier match de leurs carrières.

Cependant, ces matchs sont très importants pour les équipes du 3e et 4e chapeaux qui les rencontrent, cela leur permet de se confronter au niveau européen et de parfaire leur rugby, à l’instar de l’équipe des États-Unis qui était en préparation des qualifications à la Coupe du Monde 2023.

Malheureusement l’aventure des qualifications s’est soldée par une défaite pour les Américains contre le Chili, et ne verront donc pas la Coupe du Monde en France.  

Concernant l’équipe à VII, celle-ci connait de très bons résultats puisqu’elle a notamment remporter le dernier Supersevens (championnat de rugby à VII) et remet son titre en jeu le 19 novembre prochain. 

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