GP de France : 7ème pole pour Charles Leclerc, désillusion pour Pierre Gasly

Si le travail d’équipe de la Scuderia a permis à Charles Leclerc de décrocher sa septième pole position de la saison, la petite forme de l’AT03 a été synonyme de désillusion pour Pierre Gasly devant son public…

Septième pole pour Charles Leclerc
Charles Leclerc, poleman pour la septième fois de la saison. ©Laure Martinez

De nombreux changements au Castellet

Le dernier Grand Prix a laissé des traces chez la Scuderia. Preuve en est, de toutes nouvelles pièces ont dû être installées sur la F1-75 de Carlos Sainz entraînant une pénalité pour l’Hispanique. Après s’être extirpé in-extremis de sa monoplace en proie aux flammes sur la piste autrichienne, Sainz a été contraint d’utiliser un quatrième moteur, ainsi qu’un quatrième turbo, un quatrième MGU-H et un quatrième MGU-K. Ce faisant, il partira en dernière ligne sur la grille de départ ce dimanche 24 juillet.

Et il n’est pas le seul dans ce cas. En effet, le Danois Kevin Magnussen a lui aussi connu quelques déboires sur la piste brûlante du Sud de la France et rejoindra Sainz à l’arrière du peloton. Il dispose désormais d’un nouvel ICE (moteur thermique), d’un nouveau turbo, d’un nouveau MGU-H et d’un nouveau MGU-K.

Si ces changements ont été contraints par la force des choses, d’autres en revanche ont été mûrement réfléchis. Chez McLaren par exemple, de nombreuses modifications techniques ont pu être observées, les équipes ayant choisi le Grand Prix de France pour mettre en place de réelles améliorations. Du fond plat au capot moteur en passant par les pontons et l’installation d’un nouvel aileron arrière, McLaren semble renaître de ses cendres.

Les Alpha Tauri ont elles aussi eu droit à une nouvelle beauté et Pierre Gasly a été le premier à inaugurer l’AT03 nouvelle version lors des EL1. Chez sa grande soeur, Max Verstappen et Sergio Perez ont testé de nouvelles ailettes arrières. Si le Mexicain avait un peu de mal à s’adapter à l’évolution de sa RB18 remaniée à l’avant et avec moins de sous-virage depuis le Grand Prix du Canada, il n’est pas à la traîne pour autant.

Des qualifications entre exploit et désillusion

Si on commence à avoir l’habitude, on ne s’en lasse pas pour autant. Sur une piste brûlante à 56 degrés, le Monégasque s’est imposé pour la septième fois en qualifications, surpassant son rival du moment, Max Verstappen. Comme à leur habitude, ils n’ont cessé de se disputer le meilleur temps au tour, Leclerc régnant sur le premier et le dernier secteur et Verstappen restant invaincu sur le second.

Mais cette fois, Leclerc n’était pas seul en piste. Bien aidé par son coéquipier, à qui il a d’ailleurs dédié cette pole, Leclerc est passé sous la barre de la minute 31 avec un tour en 1:30;176. Et pourtant, Carlos Sainz a longtemps été le plus rapide en piste, que ce soit lors des essais libres ou lors de la séance qualificative. Relégué au dernier rang en raison de son changement de moteur, l’Espagnol s’est transformé en coéquipier modèle, la Scuderia lui ayant conseillé d’offrir son aspiration à Leclerc.

Attendez, Ferrari serait-elle à l’origine d’une bonne stratégie ? Le rictus de Christian Horner en dit long sur la question…

En revanche, la joie était bien moindre pour Pierre Gasly. À domicile, le Français rêvait de briller sous les yeux d’un public en grande partie acquis à sa cause. Seulement, l’AT03 n’est pas en grande forme ces derniers temps. Et ce week-end n’a malheureusement pas dérogé à la règle. Auteur d’une faible performance en Q1, Gasly n’a pu atteindre la deuxième étape des qualifications. La déception est grande pour celui qui nous a habitués aux sixièmes places sur la grille… Quant à son compatriote Esteban Ocon, il a atteint la Q2 au volant de l’Alpine aux couleurs du drapeau français et s’élancera juste devant l’Alfa Romeo de Valtteri Bottas !

Pas de révolution non plus chez Aston Martin. Aux commandes d’une monoplace diminuée depuis les essais libres, Sebastian Vettel s’est péniblement hissé en Q2 avant de se voir attribuer la quatorzième place pour le jour de course, deux rangs devant son coéquipier Lance Stroll. Chez Haas, les limites de la piste ont causé quelques imbroglios et le flou de ces règles a privé l’Allemand de la Q2. Il s’élancera donc en dix-septième place ce dimanche.

« Grande Carlos ! »

Charles leclerc
Charles Leclerc aux côtés de Jean Alesi. ©Scuderia Ferrari

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