A quoi ressemblait la Premier League la dernière fois que Nottingham Forrest y était?

Une des attractions de la prochaine saison de Premier League sera indubitablement le retour de Nottingham Forrest après 23 ans d’absence. Mais à quoi ressemblait le championnat d’Angleterre en 1999? Flashback en 5 points.

Lors de la saison 98/99, une défaite 8-1 face au Man Utd de Solskjaer avait scellé le destin de Forrest.

1- Manchester United était au sommet du football européen.

Cette phrase semble sonner bien lointaine pour les fans des Red Devils, mais il y a 23 ans l’équipe de Sir Alex Ferguson décrochait le titre en Premier League ainsi que la Ligue des Champions (2-1 au bout du suspense contre le Bayern Munich) et la Coupe d’Angleterre (2-0 face à Newcastle). Après avoir terminé second à un petit point d’Arsenal la saison précédente, Manchester United rend la monnaie de sa pièce à Arsène Wenger en inversant la situation et en finissant en tête du classement avec un petit point d’avance sur les gunners.

Une saison accomplie pour United qui n’aura concédé que 5 défaites toutes compétitions confondues. A cette invincibilité il faut ajouter l’impressionnante série de 33 matchs sans défaites TCC à partir de la victoire contre Nottingham Forrest lors du Boxing Day 1998 (3-0). Une saison qui a marqué le début d’une ère à Manchester puisque malgré les achats de joueurs confirmés comme Jaap Stam ou Ole Gunnar Solskjaer, l’effectif connait un renouvellement avec l’avènement d’une génération jeune et prometteuse dans laquelle on retrouve des noms comme Paul Scholes, Ryan Giggs, Gary et Phil Neville ou encore David Beckham.

Des têtes bien connues parmi les jeunes pousses de United cette saison-là… (Crédit: Colorsport / Andrew Cowie)

Un renouvellement basé sur le centre de formation pour donner une identité forte au club et qui posera les bases d’une domination sans partage de Sir Alex sur les autres Managers de Premier League. Lors de cette saison 5 joueurs de United feront partie de l’équipe type du championnat (Gary Neville, Jaap Stam, Denis Irwin, David Bekham et Dwight Yorke), ce dernier obtiendra aussi les trophée de Soulier d’or de la Premier League et de meilleur buteur de la Ligue des Champions, rien que ça. Sir Alex entraineur de l’année en Premier League et en UEFA, Beckham footballeur et milieu de terrain de l’année UEFA, une domination qui fait rêver maintenant.

2- Thierry Henry n’était pas encore en Premier League

Lors de cette saison 1998-1999, Thierry Henry n’était pas encore la légende de la Premier League telle qu’on la connait, loin de là. Après une saison révélation à l’AS Monaco, l’attaquant français signe à l’hiver 1999 un contrat avec la Juventus Turin pour environ 16.5M d’euros, un record pour un joueur français à l’époque.

Cependant l’aventure transalpine ne se passe pas très bien. Pas utilisé à son poste de prédilection (utilisé la majeure partie du temps comme ailier gauche au lieu de l’installer dans l’axe), il ne se sent pas bien dans l’équipe et n’a pas le rendement qu’on pouvait lui connaitre en France. 20 matchs et 3 buts marqués, peu pour un joueur de son calibre. Il quitte le club turinois à peine 7 mois après son arrivée, pour un différent avec son président selon Thierry Henry :« J’ai quitté la Juve à l’époque à cause d’un manque de respect de la part de de Luciano Moggi » (ancien président de la Juventus, ndlr).

Mais avant d’accueillir celui qui deviendra le meilleur buteur de l’histoire du club, les gunners ne se débrouillaient pas si mal que ça.

Nicolas Anelka, Emmanuel Petit, Dennis Bergkamp et Marc Overmars, joli quatuor.

Une deuxième place juste derrière Manchester United, une victoire lors du Charity Shield (ancêtre du Community Shield) et une doublette Nicolas Anelka (17 buts en championnat, à une réalisation du Soulier d’Or) – Dennis Bergkamp (meilleur passeur du championnat avec 13 offrandes) qui fait des étincelles. Cependant une élimination précoce en Ligue des Champions (3ème en phase de groupes derrière le Dynamo Kiev et le RC Lens) fait tache, Arsenal accueille donc Henry avec des ambitions pour l’avenir.

3- Derby, Sheffield Wednesday, Coventry, Middlesbrough et Wimbledon se maintiennent

Quelques équipes présentes en Premier League à cette époque n’ont plus le lustre d’antan, il semblait important de souligner la présence de ces clubs dans l’élite du football anglais.

De ces équipes, c’est Boro qui impressionne le plus avec une neuvième place à l’issue de la saison et un total de 51 points. Un résultat impressionnant pour le promu qui termine à seulement 6 points d’une Coupe d’Europe. Ils pointent même à une surprenante 4ème place vers la fin d’année 1998 après une victoire chez les futures champions Manchester United à Old Trafford, leur seule défaite à domicile lors de cette saison. Mais un total de 15 matchs nuls au total les empêchent de rêver plus haut pour finalement obtenir une place en milieu de tableau bien méritée.

Paul Scholes ne pourra rien y faire, United concède son unique défaite à Old Trafford (Crédits : Manchester United)

Derby County de son coté finit une place devant les promus avec 52 points et un bilan total bien équilibré (13 victoires, 13 matchs nuls et 12 défaites) pour leur troisième saison consécutive dans l’élite. Derby échouera en 1/4 de finale de FA Cup pour couronner le tout, une saison satisfaisante pour s’installer en Premier League.

La saison 1998-1999 marquait la 100ème de son histoire pour Sheffield Wednesday, et c’est une douzième place qui est obtenue au final. Une saison satisfaisante tout de même qui verra Sheffield être une des seules équipes à battre Manchester United et Arsenal lors de cette même saison. Beaucoup d’inconstance leur ont couté une place plus haute au classement, mais le maintien est tout de même une bonne chose pour eux.

Enfin Coventry et Wimbledon s’étaient battu jusqu’au bout pour obtenir le maintien et finissent avec le même nombre de points à la fin de la saison. 42 unités, à 6 points de la zone rouge, un maintien qui parait bien loin pour ces clubs qui végètent dans les divisions inférieures du football anglais. Le club de Wimbledon disparaissait 5 ans plus tard en 2004 donnant naissance au MK Dons, mais les anciens supporters du clubs ne voulant pas tomber dans l’oubli, fondent l’AFC Wimbledon, évoluant en troisième division.

Sheffield Wednesday en 2021 (Crédits: site officiel du club)

Coventry a été relégué en quatrième division en 2017 mais remonte petit à petit les échelons pour maintenant jouer en deuxième division depuis la saison 2020-2021. De son coté, Sheffield Wednesday évolue en troisième division anglaise et reste à ce jour l’un des plus anciens clubs en Angleterre.

4- Manchester City n’était pas encore en PL

Si le voisin United raflait les titre, Manchester City n’était pas du tout le club à succès qu’on connait en 2022.

Lors de la saison 1998-1999 les Cityzens évoluaient en troisième division du football anglais. Relégués après une piteuse 22ème place lors de la saison précédente, l’objectif était clair : remonter le plus vite possible. Une troisième place obtenue derrière les intouchables Fulham et Walsall pour participer aux play-offs d’accession, une déceptions au vu des 16 matchs nuls concédés lors de la saison, 7 de plus que Walsall qui finit seulement à 5 points devant.

Cependant Manchester City ne craque pas lors des play-offs et bat Wigan à l’issue des matchs aller et retour (1-1 et 1-0) pour ensuite gagner la finale face à Gillingham à l’issue d’une séance de penaltys gagnée 3-1. Une promotion qui fait du bien au Cityzens et qui change peut-être le cours de leur histoire.

5- Tottenham gagnait la League Cup

Petit point trophée pour terminer ce flashback puisque 23 ans auparavant, Tottenham gagnait leur avant-dernier trophée à ce jour.

Auteur d’une saison moyenne cette année-là (11èmes avec 47 points et seulement 11 victoires), les Spurs ont réussi à se qualifier en Coupe d’Europe grâce à cette victoire en League Cup. Une victoire qui n’était pas gagnée après le départ de l’entraineur Christian Gross en début de saison, moins d’un an après son arrivée. C’est David Graham qui arrive mais son passé (certes glorieux) à Arsenal fait lever quelques doutes chez les supporters de Tottenham.

La bande à Ginola donnera tout dans les Coupe au détriment du championnat, avec 5 matchs sans victoires (dont 4 défaites) pour clôturer la saison, mais en arrivant en demi-finale de FA Cup (élimination face à Newcastle 2-0) et en remportant la League Cup 1-0 face à Leicester City après un but de Allan Nielsen.

Le but de Nielsen en finale (crédits: Hinckley Times)
Un trophée pour les Spurs, rare ces dernières années (crédits: Hinckley Times)

Il faudra ensuite attendre 19 ans avant de revoir un trophée du coté des Spurs avec une nouvelle victoire en League Cup en 2008 face à Chelsea (2-1 après prolongation, Berbatov et Woodgate répondant à DIdier Drogba pour les Blues). Depuis, rien à se mettre sous la dent, avant la saison prochaine?

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