Vu des tribunes : OL – AJA (2-1) : La tête à l’endroit

Dans le cadre de la cinquième journée de Ligue 1 Uber Eats, l’Olympique Lyonnais recevait Auxerre au Groupama Stadium de Décines-Charpieu. Récit de la rencontre depuis les tribunes comme si vous y étiez.

Image du Groupama Stadium, majestueuse enceinte du club de l’Olympique Lyonnais. Crédit photo : 20 minutes.

Un avant-match endormi

Après un premier accroc face au stade de Reims le week-end dernier (1-1), l’OL retrouvait ses supporters pour continuer son bon début de saison quand Auxerre se déplaçait dans le Rhône avec un onze remanié en vu de la réception de Marseille samedi à 17h.
A moins d’une demi-heure du coup d’envoi, on pouvait craindre pour l’affluence du jour tant les tribunes étaient encore clairsemées. Les quelques dizaines de supporters auxerrois ayant fait le déplacement tentaient, depuis leur parcage, de se faire entendre avec un certain succès.

Vint l’annonce des compositions des équipes où celle d’Auxerre ne fut pas vraiment chahutée mais fut plutôt annoncée dans une indifférence générale. L’ambiance monta lors de l’énonciation du onze lyonnais où Castello Lukeba Junior, Malo Gusto, Maxence Caqueret et Alexandre Lacazette eurent un hommage à la hauteur de leur identité lyonnaise, complet. Seul Karl Toko-Ekambi fut sifflé par une partie des supporters. Après le chant historique de l’OL et le protocole officiel, le premier coup de sifflet retentit enfin.

Les Lyonnais, dans leur tunique blanche traditionnelle, face aux Auxerrois tout de noir vêtu. Crédit photo : Josef.JG.

Un match qui tarde à pleinement se lancer

La première possession lyonnaise donna la couleur de leurs ambitions, un jeu offensif et de pression défensive. Au-fur-et-à mesure que les minutes s’écoulaient, les derniers spectateurs ou supporters finissaient de rejoindre leur place. Les vingt-cinq premières minutes sont assez simples à résumer : Auxerre peinait à se montrer dangereux et faisait face à une équipe lyonnaise dominatrice, cherchant la faille sans parvenir à la trouver, pas aidée par un Benoit Costil bien inspiré (10ème et 17ème). Sans oublier un sauvetage sur la ligne de Coeff qui ne faisait que retarder l’échéance (22ème).

Car après un joli mouvement initié par Nicolas Tagliafico (qui fêtait ses trente ans aujourd’hui), Karl Toko-Ekambi centrait à ras-de-terre, depuis le côté gauche de la surface, au second poteau pour trouver Mateus Tetê. Le Brésilien finissait de près pour conclure une première demi-heure appliquée, sans être flamboyante, des Gones.

1-0, les supporters pouvaient exulter. Et ils faisaient bien, car hormis une mésentente dans la surface auxerroise entre Tetê et Lacazette, les deux équipes regagnaient les vestiaires sans plus de spectacle. Onze tirs à deux pour les Lyonnais, symbole d’un manque d’efficacité déjà problématique quelques jours auparavant.

Alors que Lyon affrontait le bourreau de son rival Saint-Étienne, Auxerre (qui avait battu l’ASSE lors des barrages d’accession à la Ligue 1 en mai dernier, provoquant la relégation des « Verts »), les Bad Gones n’ont pas manqué de se remémorer ce récent souvenir peu avant la mi-temps. Crédit photo : Josef.JG.

Une deuxième mi-temps entre assurance et indécision

Au retour des vestiaires, Rémy Riou n’avait pas le temps de regagner son but que Nuno Da Costa se présentait déjà devant le gardien lyonnais. Une sortie vive, dans le bon tempo et bien sentie lui permettait d’écarter le danger.

Deux minutes plus tard Tetê, le nouveau numéro 11 lyonnais depuis le départ en prêt de Tino Kadewere à Mallorca, servait Lacazette qui finissait parfaitement. Cependant, la joie de l’ancien et, maintenant, nouveau numéro dix de l’OL (depuis le départ de Lucas Paquetá pour l’Angleterre) était de courte durée. Une position de hors-jeu du brésilien refroidissait les clameurs des supporters. L’AJA, de son côté, n’avait encore cadré aucun tir sur ses quatre tentatives.

Le match continuait sur le même rythme qu’en première période et l’on assistait à un scénario étrangement familier fait de domination lyonnaise, sans pour autant se montrer réellement dangereux.

Ce n’est qu’à la 71ème minute et après deux changements lyonnais (avec l’entrée de Cherki et Tolisso pour remplacer Tetê, très applaudi ainsi qu’acclamé, et Faivre) que Karl Toko-Ekambi, à son avantage ce soir, reprenait un corner de Cherki tiré de la droite, pour venir tromper Costil une seconde fois. Contrairement à l’annonce des équipes, son nom fut célébré comme il se devait.

Karl Toko-Ekambi a marqué et a été auteur d’un très bon match quelques jours après une triste prestation contre Reims. De quoi avoir le sourire. Crédit photo : OL.

L’OL menait 2-0 et le traditionnel chant « Qui ne saute pas n’est pas Lyonnais » retentissait dans tout le stade. Le « Ahou », clapping lyonnais ajoutait encore un peu plus de ferveur et de bruit dans une enceinte garnie de plus de 35 000 supporters. Joli chiffre pour une rencontre estivale de fin d’après-midi.

Malgré cette avance, les démons lyonnais des saisons précédentes resurgissaient, et après une contre-attaque rondement menée par Perrin, étrangement lancé seul en profondeur depuis sa moitié de terrain, Mathias Autret réduisait la marque (80ème) et faisait craindre le pire aux supporters de l’OL.

Les dix dernières minutes se révélaient crispantes pour les uns, pleines d’espérances pour les autres. Une frappe de Dembélé (86ème) (rentré à la place de Lacazette à la 85ème), repoussée par Costil sonna le glas des occasions lyonnaises dans ce match. Les Gones jouaient même à se faire peur et Gaëtan Perrin, formé à l’OL, était tout proche d’égaliser sans une belle parade du portier rhodanien (90ème). Deux minutes de jeu plus tard, c’en était terminé de ce match.

Les joueurs de l’OL lors du tour d’honneur. Crédit photo : OL.


Un ouf de soulagement se fit entendre dans le stade et une belle communion entre supporters et joueurs de l’OL lors du tour d’honneur eut lieu. Auxerre repartait bredouille de son voyage pour le plus grand bonheur du président Jean-Michel Aulas, satisfait de cette victoire.
L’Olympique Lyonnais se remet la tête à l’endroit, et peut préparer sereinement la réception d’Angers, samedi à 19h, avec la volonté de chasser ses vieux démons, et ce, une bonne fois pour toute.

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