Les tops et les flops du match AS Monaco – Olympique Lyonnais (2-1).

Hier soir pour clôturer cette septième journée de Ligue 1 Uber Eats, Monaco recevait les Gones pour se rapprocher du haut de tableau. Découvrez les tops et les flops de la rencontre de ce dimanche soir.

Les coéquipiers du capitaine monégasque auront réussi la passe de trois victoires d’affilées en disposant de Lyon. Crédit photo : Ferveur lyonnaises.

Les tops :


Caio Henrique

Le défenseur latéral de Monaco reste sur la lancée de sa très bonne saison dernière. Doté d’un pied gauche soyeux et d’une activité de tout instant, le Brésilien a réalisé un match plein. Auteur de deux passes décisives (56ème et 63ème), l’influence offensive du latéral gauche est remarquable au-delà de son efficacité. Ses montées offensives sont nombreuses et tranchantes tandis que ses centres sont souvent dangereux et effectués dans le bon tempo (75% de centres réussis ce soir).

Sa présence et sa hargne défensive en font également un des meilleurs joueurs du championnat à son poste. Caio Henrique s’est souvent retrouvé en un contre un face à un Malo Gusto meilleur dans ses courses offensives que défensives (ce qui est malheureux pour un latéral), et il a, à de nombreuses reprises, parfaitement lu les dédoublements et les conduites de balle du jeune espoir lyonnais. Il ne se sera fait dépasser que rarement, cependant, le centre sur le but lyonnais vient de son côté (81ème). Une bien pâle ombre au tableau pour le décisif défenseur monégasque dans ce match.

Caio Henrique aura été un des grands artisans de la victoire monégasque dimanche soir. Crédit photo : d20sports.

Alexander Nübel

Souvent décrié, parfois à juste titre, pour ses relances hasardeuses ou son incapacité à être décisif pour son équipe, le portier allemand aura montré un tout autre niveau ce soir. Très concentré en première mi-temps, il s’est montré présent devant les attaquants lyonnais et notamment Alexandre Lacazette (21ème), avant de continuer sa belle performance lors du deuxième acte, encore devant le numéro dix lyonnais (53ème).

Le gardien prêté par le Bayern Münich aura réalisé cinq arrêts au cours de la rencontre, dont une parade exceptionnelle sur Moussa Dembélé (90ème), peu inspiré pour le coup dans son face-à-face avec Nübel (sa frappe heurtera le haut du corps du gardien monégasque alors que l’attaquant était esseulé).
Il sera resté rassurant jusqu’au bout, assurant la victoire de son équipe.

Les coups de pied arrêtés monégasques

C’est une arme à part entière dans un match, et pourtant, son importance est parfois négligée. Ce soir la victoire de Monaco tient en grande partie à la qualité de ses coups de pied arrêtés et au travail réalisé par le staff du club de la Principauté. L’Association Sportive Monégasque a eu un seul corner ce soir (contre sept pour Lyon), et il s’est soldé par un but, celui de Badiashile à la cinquante-sixième minute, après un superbe centre sortant de Caio Henrique, venu de la droite du terrain. Les appels des joueurs monégasques permettent un mouvement constant dans la surface adverse, et ainsi libérer des joueurs tous aptes à récupérer le ballon en fonction de leur position et du centre.

Cependant, c’est sur le deuxième but, à la suite d’un coup-franc excentré à droite, que l’on se rend compte du travail effectué. En effet, la présence de deux joueurs, un gaucher et un droitier amène, avant le coup de sifflet, de l’incertitude pour la défense.
Mais l’intérêt de la combinaison réside dans les deux débuts de courses factices des potentiels tireurs. Pour pallier à la défense en zone assez haute des Lyonnais, Caio Henrique fait mine de centrer une première fois (feintant un centre rentrant par son pied gauche), imité deux secondes plus tard par le tireur droitier, ce qui a pour effet de faire reculer la défense. Caio Henrique entame alors sa véritable course, celle qui lui permettra de centrer et de déposer la balle sur la tête de Maripan, qui aura profité des courses défensives lyonnaises (faisant reculer le bloc) pour marquer en étant lancé et sans être hors-jeu. Un véritable travail d’orfèvre du coup de pied arrêté réalisé par les joueurs et le staff de Monaco.

Rayan Cherki

Dans un match où l’équipe de Lyon aura été piégé et peu en réussite, la lumière est venue du banc. L’entrée de Rayan Cherki a apporté une audace et une qualité technique qui aura manqué à l’OL tout au long de la rencontre. Face à un club du rocher organisé dans une défense à cinq très bien regroupée et très athlétique, Tetê aura tenté et créé du danger s’en parvenir à être décisif dans ce match. La performance de Lacazette (voir plus bas) a été très décevante quand la seule éclaircie pour Toko Ekambi aura été son but (81ème).

Rayan Cherki ne se sera contenté que d’un peu moins de vingt minutes (il a remplacé Thiago Mendes à la 75ème minute), mais son énergie et ses percussions auront fissuré (légèrement) un rocher trop solide et trop peu mis à contribution. C’est lui qui centre et adresse une passe décisive à Karl Toko Ekambi en fin de match. Mais plus que ça, c’est sa capacité à constamment chercher à se retourner et à jouer vers l’avant qui est intéressante.
Intéressant pour la suite.

Rayan Cherki aura apporté un allant offensif à une attaque lyonnaise trop peu efficace. Crédit photo : madeingones.

Les flops de la rencontre


Maxence Caqueret

Titularisé au poste de milieu relayeur dans un milieu à trois avec Johann Lepenant (devant la défense) et Corentin Tolisso (assez libre dans ses mouvements offensifs mais plus axial en défense), le jeune milieu français aura été à l’envers jusqu’à sa sortie.

Teigneux, généreux dans l’effort en plus de sa propreté technique, ces qualités n’auront pas été représentative de sa performance ce soir. Sorti dès l’heure de jeu par Peter Bosz pour un changement tactique (rentrée de Dembélé et passage d’un 4-3-3 en 4-4-2), le numéro six n’aura gagné que 20% de ses duels et perdu pas moins de treize ballons.
Un match sans.

Maxence Caqueret n’aura pas réussi à percer la défense de Monaco ce soir. Crédit photo : asm-supporters.

Alexandre Lacazette

Revenu dans le Rhône cet été pour rendre service à son club formateur, et de « cœur » (comme déclaré lors de sa conférence de presse en fin de saison dernière), Alexandre Lacazette n’aura pas été particulièrement efficace face à l’ASM. Au contraire, le capitaine de l’OL n’aura cadré que deux frappes sur six, dont trois en bonne posture (21ème, 35ème et 53ème).

Pas en réussite, l’attaquant n’aura pas non plus porté les siens ce soir avec un déchet intéressant dans les idées mais trop importants (15 ballons perdus). Également averti pour un duel sans ballon avec Aguilar (79ème), il aura montré de la bonne volonté malgré ses deux fautes commises.

La suite de la saison lyonnaise nécessitera un Alexandre Lacazette plus inspiré si le club septuple champion de France souhaite retrouver les sommets.

Peter Bosz

La position du technicien néerlandais de l’OL pourrait se retrouver de plus en plus instable alors que des rumeurs font état d’un possible licenciement dans les semaines à suivre en fonction de ses résultats. Et la rencontre de ce soir ne devrait ravir, ni le Président Jean-Michel Aulas, ni les supporters et supportrices du club lyonnais.

Face à Monaco, il avait décidé de faire à nouveau confiance à la défense qui avait chaviré face aux merlus de Lorient mercredi (défaite 3-1 au stade du Moustoir). Pour ce deuxième déplacement coup sur coup, la défense lyonnaise n’a pas vraiment rassurée, concédant plusieurs occasions importantes (15ème, 33ème ou encore 43ème) et deux buts sur coups de pied arrêtés.

Ces problèmes défensifs peuvent s’expliquer par le choix à l’intersaison de Peter Bosz de ne pas recruter d’autre défenseur central que celui de fortune en la personne de Thiago Mendes (fautif à Lorient, mais qui ne doit pas être à montrer du doigt plus qu’un autre), et en ayant des défenseurs comme Jérôme Boateng, vieillissant et dont le niveau interpelle (comme Damien Da Silva) et le jeune Sinaly Diomandé (international ivoirien) qui ne semble pas avoir sa confiance.
Cette incertitude défensive ne permet pas une colonne vertébrale stable et rassurante.

De plus, son message ne semble pas être entendu au sein du vestiaire. Sa volonté d’un jeu offensif et basé sur un pressing haut et constant n’est que peu visible lors des matchs et sa capacité à mettre en place ses idées semblent aussi compromise. Ses choix de remplacements questionnent aussi. Les entrées de Dembélé mais surtout de Cherki, Faivre et Reine-Adelaïde (assez tardives puisqu’intervenues à la 75ème et 83ème) apportèrent un second souffle à Lyon, qui termina le match avec plus d’intensité et plus de fraîcheur sans parvenir à égaliser. Mais le laps de temps fut trop court, ce qui peut être reproché à l’entraineur lyonnais.

Ce déplacement proche du rocher pourrait bien devenir la dernière manœuvre d’un technicien hollandais, qui n’a plus rien de volant dans ses performances.

Peter Bosz, entraîneur de Lyon depuis la saison 2021-2022. Crédit photo : L’Équipe.

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