Vuelta – Les flops de la 77ème édition !

Vuelta – Dernier point sur le Tour d’Espagne avant de rentrer dans la période des championnats du monde. Retour sur le parcours, la chute de Roglic ou encore le covid qui a provoqué de nombreux abandons au sein du peloton.

Primoz Roglic fait le bilan de sa chute mais il ne pourra pas repartir le lendemain malheureusement. (AFP)

Un tracé en demi-teinte !

Le départ aux Pays-Bas a été une réussite pour la Vuelta. Le triptyque néerlandais a permis aux coureurs de se mettre en jambes tranquillement. Le contre-la-montre par équipes a créé des premiers écarts entre les leaders au général. Cela nous a aussi permis de revoir une discipline un peu délaissée ces dernières années.

Ensuite, c’est du grand classique sur le Tour d’Espagne. Des étapes plates avec une courte montée dans les derniers kilomètres qui suffit pour mettre tout le monde dans le rouge tant les pourcentages sont énormes.

Il faut souligner que le contre-la-montre individuel d’Alicante était bien placé. Au début de la deuxième semaine de course. C’est la position parfaite pour un exercice de ce type puisque les grimpeurs savent le temps qu’ils ont à combler dans la haute montagne sur les meilleurs rouleurs. Normalement, un tel placement dans la course est censé favoriser le mouvement.

Le chrono d’Alicante a permis à Evenepoel d’accroître son avance sur les meilleurs grimpeurs. (AP Photo/Alberto Saiz)

Malheureusement, la dernière semaine est venue mettre à mal tout cela. Alors que le week-end en Sierra Nevada avait permis aux coureurs de monter en altitude, ils ne sont pas remontés à des hauteurs semblables pour les derniers jours de course.

Quel dommage pour le spectacle ! Il y avait quand même trois arrivées au sommet pour conclure cette Vuelta mais absolument rien de semblable avec ce que l’on attend en troisième semaine d’un Grand Tour. Les cols n’étaient tout simplement pas assez durs pour faire de réelles différences entre les meilleurs grimpeurs.

Mis à part la 20ème étape qui comptait un peu moins de 4 000 mètres de dénivelé positif, aucune autre journée n’était vraiment propice au mouvement. D’ailleurs c’est sur une étape similaire que Tom Dumoulin avait perdu son maillot rouge en 2015.

La mésaventure de Roglic !

Primoz Roglic était parti pour nous offrir une dernière semaine de légende. Après un début de Vuelta plutôt réussi, il a remporté une étape et porté le maillot rouge. Le slovène a affiché ses limites en montagne. Inférieur à Evenepoel quand la route s’élevait et même sur le chrono individuel. Il a donc fallu redoubler d’imagination pour tenter de détrôner le jeune belge.

C’est sur une étape toute plate que Roglic a déclenché les premières hostilités pour reconquérir la tunique rouge. Sur la 16ème étape, le Slovène est donc sorti du peloton. Il a tout donné pour reprendre du temps mais il est tombé dans l’emballage final. Une lourde chute qui a provoqué son abandon alors qu’il semblait revenir en pleine forme.

Là aussi, le spectacle a beaucoup pâti de son absence. Sans son principal concurrent, Remco Evenepoel avait juste à suivre Enric Mas en montagne. Ce qu’il n’a pas fait puisqu’il s’est même permis d’attaquer lorsque la route s’est élevée.

Finalement, on craignait le pire pour Primoz Roglic mais le Slovène devrait être au départ du Tour de Lombardie dans deux semaines normalement. Un dernier rendez-vous pour lui dans une saison 2022 à oublier.

Finalement, la saison n’est pas finie pour Roglic. Rendez-vous dans deux semaines pour terminer sur une bonne note. (Javier Lizon/EPA/MAXPPP)

Le Covid fait des dégâts !

Enfin, on pensait que le Covid-19 était derrière nous. Malheureusement, le virus a fait des ravages dans le peloton. Parmi les victimes, on retrouve le britannique Simon Yates (Team BikeExchange-Jayco), Pavel Sivakov (INEOS-Grenadiers), Sam Bennett (Bora-Hansgrohe), Ethan Hayter (INEOS-Grenadiers), Wout Poels (Bahrain-Victorious) et bien d’autres.

Pour Yates et Sivakov, cela a ruiné leurs espoirs de bien figurer au classement général. Le britannique était en cinquième position et il avait les jambes pour viser une très bonne place. Pour Sivakov, le constat est différent. Il était neuvième du général et il semblait déjà avoir perdu le leadership dans sa formation au profit de Carlos Rodriguez. Malgré tout, cela reste dommageable pour le français qui avait pour une fois de la liberté pour pouvoir performer.

C’est surtout la tension que l’on a ressenti au sein du peloton qui pose problème. Le covid ravive de mauvais souvenirs et les coureurs ont dû se protéger face à ce danger qui peut ruiner leur course à tout moment. On a donc pu observer de nouveau les athlètes avec des masques et les gestes barrières sont réapparus.

Une drôle d’ambiance s’était installée sur cette fin de Vuelta. Le cas Juan Ayuso a suscité l’incompréhension la plus totale par rapport au protocole. Le jeune espagnol de 19 ans a été testé positif au covid mais il a été autorisé à continuer la course grâce au protocole étant donné que sa charge virale était faible. Une chance pour lui, qui est monté sur le podium dimanche dernier.

Juan Ayuso peut sourire, il a eu beaucoup de chance de pouvoir finir cette Vuelta. (Twitter UAE Team Emirates)

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