Ligue 1 : le bilan de la semaine en Ligue des Champions

À quelques jours de se retrouver en Ligue 1, l’OM et le PSG avaient tout deux des échéances européennes capitales à négocier. Paris pouvait déjà s’assurer l’accès aux huitièmes de finale grâce à la déroute turinoise, tandis que l’OM devait au moins ne pas perdre pour rester dans la course à la qualification. On fait le point, 72 heures avant le Classique tant attendu.

Les joueurs de l’OM célébrant le but de Sanchez. Crédit photo : onze mondial.

Paris dans la brume

Tenus en échec à Lisbonne (1-1), puis à Reims quatre jours plus tard (0-0), c’est avec la tête lourde que les parisiens abordaient ce match retour. Privés de Messi et de Nuno Mendes, l’objectif était de renouer avec la victoire pour se redonner confiance sur le terrain, mais également pour apaiser le climat d’un club (encore) accablé par des rumeurs aussi graves qu’incessantes.

Malgré une possession de balle assez largement parisienne, les hommes de Galtier ont une nouvelle fois manqué d’allant dans un match assez terne. Ouvrant tout de même la marque sur pénalty par l’intermédiaire de Mbappé, les parisiens ne réussiront pas à préserver leur avance et concèderont à leur tour un pénalty à la 67′, transformé par Joao Mario, encore très important dans ce collectif benficiste.

Comme à l’aller, le PSG a eu nouvelle fois été mis en difficulté par le pressing portugais, mais a tout de même pu trouver davantage Mbappé, son attaquant star sur qui tous les yeux étaient rivés suite à ses envies de départ parues dans la presse le jour même. Buteur sur pénalty, le bondynois fut également souvent à l’origine des rares situations parisiennes. On l’a senti en jambe et inspiré, comme s’il affectionnait ce genre de match au contexte particulier.

Mbappé et Neymar en discussion. Crédit photo : But!

À l’inverse, ses compères d’attaque ont semblé beaucoup plus en difficulté. Déjà auteur d’une prestation insuffisante à Delaune samedi dernier, Pablo Sarabia a beaucoup de mal à trouver ses repères dans cette équipe parisienne. Ne touchant que 21 petits ballons et ne réussissant que 7 passes dans le match, il est logiquement remplacé par Ekitiké (74′) qui lui aussi, peine à trouver ses marques. Neymar, à l’inverse, a été omniprésent dans ce match.

Auteur de gestes de grande classe comme à son habitude, il a cependant inlassablement tendance à trop en faire, comme en atteste son mauvais choix à la suite de son superbe sombrero, ou encore ses 27 ballons perdus. À 30 ans, le brésilien ne semble toujours pas avoir trouvé le juste milieu entre la simplicité et ses qualités hors du commun.

À deux jours d’un Classique décisif pour la suite du championnat, le PSG affiche un visage de plus en plus alarmant. Après un début de saison prometteur, les hommes de Christophe Galtier n’arrivent plus à prendre le meilleur sur des équipes qui ont compris qu’aller les chercher haut était le meilleur moyen de les gêner. Il paraît essentiel d’opérer quelques ajustements tactiques pour ne plus autant subir l’intensité adverse.

Marseille confirme au Portugal

Vaincus pour la première fois en championnat par l’AC Ajaccio samedi dernier, quelques interrogations planent au dessus des têtes phocéennes pour ce match retour à l’enjeu colossal. Peuvent-il réitérer la très bonne prestation du match aller, à l’extérieur ? Ont-ils enfin réellement vaincu cette malédiction européenne qui leur collait à la peau ?

Pour répondre à ces questions, Igor Tudor n’opère qu’un changement par rapport au match aller. Guendouzi monte d’un cran pour intensifier le pressing marseillais et Rongier, capitaine, est associé à Veretout dans l’entre-jeu. Cengiz Under, Dimitri Payet et Gerson débutent sur le banc.

Comme la semaine passée, les Marseillais montrent un visage très intéressant. Dans un début de match ponctué par une grosse intensité et beaucoup d’imprécisions techniques, ils ont répondu présent dans la bataille physique et ont parfaitement mis en place ce pressing collectif qui s’avèrera payant comme souvent cette saison.

De manière identique au match aller, cette équipe du Sporting est poussée à la faute par l’OM à l’image d’Amine Harit qui surgit dans la surface pour récupérer un ballon dangereux, avant d’être fauché violemment par Esgaio écopant d’un deuxième carton jaune. Pénalty indiscutable transformé par Mattéo Guendouzi, qui vient récompenser le bon début de match marseillais.

La faute d’Esgaio sur Harit donnant lieu au pénalty. (Crédit photo : bein sport)

La suite de la partie est dans la continuité de cette entame tant rêvée par les supporters. En supériorité numérique, les Marseillais marquent un deuxième but par l’intermédiaire d’Alexis Sanchez, parfaitement servi par Harit, encore lui, qui aura réalisé un match gigantesque. Dans tous les bons coups, il a notamment provoqué un pénalty, un carton rouge, a réussi 100% de ses dribbles, et adressé 4 passes clés dont une passe décisive. Une soirée parfaite pour le marocain formé à Nantes qui s’impose désormais comme un incontournable de cette équipe. Les Marseillais n’auront ensuite « plus qu’à » gérer la situation. Goncalves est exclu à son tour pour contestations excessives, et l’OM fini par l’emporter sur le score de 2-0.

Tout semble sourire à l’OM en ce début de saison. Après la défaite inquiétante face à l’Eintracht ils ont su se reprendre parfaitement et affichent désormais un visage enthousiasmant à la veille de la confrontation tant attendue face à ce PSG en plein doute. L’occasion pour les marseillais de revenir à hauteur du leader parisien et de concrétiser un des meilleurs débuts de saisons de l’histoire du club.

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