Tour des Stades #2 – Les frissons au Vélodrome !

Tour des Stades – Le stade Vélodrome est passé par toutes les émotions ce week-end lors de la réception de l’AC Ajaccio. Cette enceinte magnifique était encore une fois à guichets fermés. Malgré la bonne ambiance dans les tribunes, les joueurs n’ont pas réussi à rendre l’appareil à leurs supporters. Retour sur une rencontre qui va faire date dans la saison des deux équipes.


Le deuxième opus de notre série nous emmène dans les Bouches-du-Rhône, au Stade Vélodrome pour un match entre l’Olympique de Marseille et l’AC Ajaccio. Toutes les semaines, au fur et à mesure des matchs que je verrai, je vous ferai vivre mes aventures à travers cette rubrique. C’est parti pour le récit de la rencontre vu de l’intérieur. Bienvenue dans le deuxième épisode du Tour des Stades !

Voir aussi : Tour des Stades #1 : Stade Lavallois

Le stade Vélodrome est encore clairsemé quelques heures avant le coup d’envoi. (Mathias Roisil/Le Club 115)

Jul et Gambino pour se chauffer la voix !

Marseille est la deuxième ville de France. Avec près de 870 000 habitants, la ville s’est imposé comme une place forte en France. Je connais un peu la cité phocéenne pour y avoir déjà mis les pieds cet été. Les supporters marseillais ont la réputation de mettre de l’ambiance plusieurs heures avant le coup d’envoi. Il est donc hors de question d’arriver en retard.

En voiture, les conducteurs se pressent pour arriver à l’heure. Leur conduite est rythmée par les différentes chansons de Jul et Gambino. Le copilote propose un mix composé de « J’ai tout su », « Sousou », « Copacabana » et « Alicante » entre autres. Les kilomètres défilent et la ville aux 111 quartiers se révèle peu à peu. Ce sont tout d’abord les neuf lettres de Marseille qui sont observables à la manière de Hollywood à Los Angeles.

Dans le métro, sur la ligne M2, les maillots fleurissent au fur et à mesure que l’on se rapproche de la station du Rond-Point du Prado. L’ambiance monte petit à petit et les supporters retrouvent leurs amis devant le Vélodrome, à la boutique ou encore au « Fair-Play », un bar où se retrouvent généralement les membres des South Winners 87.

Les supporters marseillais patientent sur les marches devant l’Orange Vélodrome. (Mathias Roisil/Le Club 115)

Les South Winners mettent l’ambiance !

Je vais vivre le match dans la tribune Sud, avec les South Winners 87. Le passage par la boutique du groupe est obligatoire. Comment ne pas acheter le nouveau pull orange emblématique des SW 87. Les Winners ne cessent de grandir depuis plus de trente ans et profitent du virage sud pour se faire entendre pendant toutes les rencontres à domicile.

La boutique des SW 87 quelques heures avant le coup d’envoi de la rencontre. (Mathias Roisil/Le Club 115)

Les sifflets pleuvent des tribunes lorsque les ajacciens sortent du tunnel pour s’échauffer. Le virage se remplit doucement mais surement et pendant ce temps-là, les Marseillais sont chaleureusement applaudis à leur entrée sur la pelouse.

La sono des South Winners rend sourd avant même le début du match. La discussion est compliquée dans la partie supérieure du virage sud. Au sol, on retrouve des sets et des drapeaux pour le tifo d’avant-match qui va être déployé. Des messages sont passés aux ultras. Il ne faut pas faire de grabuge ni craquer de fumigène dans la tribune étant donné que le match se joue à 17h, des enfants et des familles sont présentes dans le virage. La vigilance doit donc être de mise. C’est Rachid qui se charge de faire passer le mot à tous les SW 87 à travers son micro.

Des débuts tambours battants !

L’Olympique de Marseille commence son match de la meilleure des manières, les Olympiens ouvrent le score dès la quinzième minute de jeu par l’intermédiaire d’un penalty de Dimitri Payet. Le stade s’enflamme à l’annonce de la sanction et cela devient encore plus fou lorsque le Réunionnais le transforme. Tout le monde saute, crie et se pousse dans le virage sud.

Les supporters s’epoumonnent pour l’équipe de coeur.
Tous les bras se lèvent pendant le Aux Armes ! (Mathias Roisil/Le Club 115)

Ensuite, les chants reprennent de plus belle. Le mythique « Aux Armes » est entonné par les supporters. Pour Payet, ce but signifie beaucoup puisqu’il devient le premier joueur de l’histoire de la Ligue 1 à avoir inscrit au moins cent buts et réalisé cent passes décisives.

Seulement, la joie est de courte durée. Les joueurs d’Ajaccio se rebiffent tandis que les Marseillais commencent à s’endormir. Logiquement, le promu recolle au score par l’intermédiaire de Moussiti-Oko auteur d’un super but en se jouant parfaitement de Mbemba.

La mi-temps se conclut sur un score de parité et les sifflets pleuvent une nouvelle fois sur le Vélodrome. Pendant ce temps, quelques ultras sont allés craquer des fumigènes sous la tribune. L’odeur de la fumée monte aux narines de toutes les personnes présentes dans le virage sud mais aucun incident n’est à signaler. La deuxième période peut démarrer.

La climatisation ajaccienne !

Rachid, le speaker des SW 87 n’a même pas le temps de revenir en tribune que l’AC Ajaccio a déjà inscrit un second but. Leonardo Balerdi contre son camp. Les supporters comme les joueurs se sont faits surprendre par ce but et le retour des chants se fait de manière timide.

Les joueurs de l’OM peinent à enflammer la partie tant et si bien qu’ils se cassent les dents sur la défense ajaccienne. Les absences de Mattéo Guendouzi et surtout Jonathan Clauss se font ressentir. Le jeune Kaboré n’est pas au niveau à droite et au milieu ni Gueye, ni Veretout n’ont donné satisfaction pour suppléer l’ancien d’Arsenal.

Samuel Gigot est lui bien présent et le français est tout proche de l’égalisation après un geste magnifique dans la surface mais Benjamin Leroy est impérial sur sa ligne. Rien n’y fait. Les entrées de Harit, Under, Suarez, Veretout et Dieng ne changent rien.

Malgré tout, le dernier cité a été ovationné par le stade Vélodrome lors de son entrée en jeu. Dieng a pu se montrer pendant quelques minutes et ce qu’il a proposé était comme toujours très intéressant. Le chouchou du public va peut-être avoir un rôle à jouer dans la saison marseillaise au final.

Le match se termine par une bronca terrible des supporters marseillais envers leurs joueurs. La défaite est dure à encaisser surtout que c’est la première de la saison et que l’AC Ajaccio n’est pas censé poser autant de problèmes à une équipe comme l’OM. Entre les deux rencontres de Ligue des Champions face au Sporting Portugal, ce résultat vient ternir un petit peu ce début de mois d’octobre.

Le stade s’est vidé très rapidement mais les joueurs viennent quand même saluer leur public malgré la défaite. (Mathias Roisil/ Le Club 115)

Ricard pour évacuer la défaite !

Pour sortir du stade, les bouchons sont difficiles à éviter. Il faut connaître la ville et ne pas avoir peur de s’insérer. Il faut dire que le Vélodrome était à guichets fermés pour la onzième fois consécutive (hors huis-clos contre le Sporting). Une vraie réussite pour le club cette année.

La ferveur populaire ne doit pas faire oublier la défaite marseillaise. Quoi de mieux que du Ricard pour noyer son chagrin ? Le mélange avec le sirop d’Orgeat est savoureux et ce cocktail appelé Mauresque est très vite bu. L’échec est toujours dans les têtes mais il est désormais bien plus toléré.

Du côté d’Ajaccio, cette victoire constitue un véritable coup de force pour ceux qui n’avaient remporté qu’une seule rencontre jusqu’à présent. Les Corses devront s’appuyer sur la solidité défensive et l’état d’esprit entrevu pour espérer se maintenir en Ligue 1.

L’Olympique de Marseille s’est clairement loupé sur cette rencontre. Les matchs d’après Coupe d’Europe sont souvent difficiles à assumer en France. Le résultat est là et les joueurs doivent vite passer à autre chose pour rebondir, ce qu’ils ont su faire au Portugal.

Sortir du stade est bien plus compliqué que prévu. Ce sont près de 60 000 personnes qui sortent en plein Marseille. (Mathias Roisil/ Le Club 115)

Il est clair que le stade Vélodrome est une enceinte mythique en France. L’ambiance est extraordinaire même si l’opposition était relative et que les locaux n’étaient pas bons. Les supporters n’ont pas baissé les bras en ne cessant jamais de les encourager. Avec un tel soutien, les joueurs rebondiront vite et la défaite sera oubliée très rapidement. Il n’y a aucun doute là-dessus.

Prochain épisode : Montpellier-Monaco qui a eu lieu dimanche dernier au stade de la Mosson à 13h.

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