Le baromètre de la 12ème journée de Ligue 1

Une nouvelle fois, cette journée de Ligue 1 a tenu toutes ses promesses. Avec un succès du PSG en ouverture suivi de la première victoire de Laurent Blanc à la tête de l’OL, puis du choc de haut de tableau entre l’OM et le RC Lens, cette journée fut riche en rebondissements. Voici les tops et les flops de cette 12ème journée de la ligue des talents 2022-2023.

Les tops :


Le PSG peut compter sur ses stars

C’est toujours un match à la saveur particulière lorsqu’un promu rencontre l’ogre Parisien. C’est face à une équipe d’Ajaccio victorieuse au Vélodrome il y a deux semaines que Christophe Galiter alignait Messi et Mbappé. Neymar étant suspendu, Carlos Soler fêtait sa première titularisation en soutien des deux stars parisiennes. Renato Sanches faisait quant à lui son retour dans le 11.

Dans une belle ambiance familiale, le PSG semblait gêné par l’envie des Corses en début de partie. Malheureusement pour ces derniers, les qualités individuelles parisiennes ont une nouvelle fois pris le pas sur le reste, et Christophe Galtier n’a rien eu d’autre à faire que de regarder ses joueurs exprimer leur talent. Mbappé ouvre le score à la 24ème minute sur un service de Messi, avant de rendre la pareille à l’Argentin sur une magnifique talonnade (78e). L’international français va même s’octroyer un doublé 4 minutes plus tard, toujours sur un service de la Pulga.

Si dernièrement des doutes s’immisçaient autour d’un PSG accablé par rumeurs et polémiques, la capitale peut bel et bien compter sur ses deux génies pour faire briller son blason.

L’OL marque (enfin) des points

« On a besoin de points » répète sans arrêt Laurent Blanc depuis son arrivée. Suite à une première contre Rennes loin d’être parfaite mais tout de même encourageante, l’OL devait renouer avec la victoire après cinq défaites et un match nul, face à une équipe de Montpellier, convalescente elle aussi. C’est désormais chose faite pour les gones.

Toujours avec ce système à 5 défenseurs, et à nouveau avec Jérôme Boateng tout juste revenu du tribunal, il est flagrant de voir que le nouvel entraineur a déjà impacté les mentalités. Mieux organisés et plus solidaires, les lyonnais ont dominé la partie et ont clairement mérité ce but salvateur de leur Général, auteur d’un très gros match, à la 90′.

Bien que l’OL pèche toujours à la finition, comme le montre ses 21 frappes et une situation de deux contre un assez follement gâchée, le discours semble cependant beaucoup mieux compris et on sent désormais des joueurs pleinement investis dans ce nouveau challenge incarné par l’arrivée du « Président ».

Caqueret, Tagliafico et Lacazette suite à 2e but lyonnais. Crédit photo : L’Equipe

Au vu du scénario, ce match à tout du déclic tant attendu par les supporters. Pointant désormais à la huitième place, l’heure est venue pour Lyon de confirmer, avec un gros affrontement face à Lille dimanche prochain, suivi d’un Olympico qui s’annonce d’ores et déjà bouillant.

LOSC : la renaissance

Rémy Cabella célébrant son but. Crédit photo : peuple-vert

Après une saison dernière pour le moins décevante, la formation nordiste désormais dirigée par Paolo Fonseca semble se roder un peu plus à chaque journée. Le champion de France 2019-2020 avait l’occasion d’amorcer une série de 3 victoires consécutives face à une équipe de Monaco juste devant au classement au coup d’envoi.

Dans un match fou, et malgré deux énormes erreurs de Chevalier (34′) et Djalo (53′), les Lillois ont eu les ressources mentales pour l’emporter sur le score de 4 buts à 3. Grâce notamment à un Rémy Cabella des grands soirs auteur d’un doublé ou encore à Angel Gomes, jeune espoir anglais devenu essentiel au milieu, le LOSC a dans l’ensemble dominé la partie et empoche logiquement les trois points.

Une nouvelle prestation pleine de caractère à une semaine d’un déplacement périlleux au Parc OL, de quoi redorer les ambitions des dirigeants Lillois.

Les flops


Marseille au point mort

La série de 9 matchs sans défaite étant terminée, place à la redescente sur Terre. Après avoir concédé sa première défaite contre Ajaccio devant son public et sa deuxième dans le classique huit jours plus tard, l’OM recevait le RC Lens, sur le podium et donc plus attendu et redouté par ses adversaires qu’il y a quelques semaines.

Face à un concurrent direct, l’OM devait éviter qu’une spirale négative ne s’installe, et obtenir un résultat à 3 jours d’un match capital à Francfort. Malgré une prestation très convaincante, et énormément d’occasions, les hommes d’Igor Tudor s’inclinent sur le score de 1-0, grâce à un but du jeune portugais formé à Lens : David Pereira da Costa. Un résultat très flatteur pour les visiteurs, comme l’a même reconnu leur capitaine Seko Fofana, toujours aussi impressionnant lors des grands rendez-vous : « C’est vrai qu’on a eu de la réussite sur ce match, le football est parfois un peu injuste« , déclara-t-il au micro de Canal +.

Les lensois célébrant leur but. Crédit photo : goal.com

Malgré cette série de trois défaites consécutives le technicien croate se veut rassurant et fait l’éloge du visage affiché par son équipe. Un constat plutôt réaliste. En revanche, ce sont bien les résultats qui définiront la saison marseillaise, à commencer par mercredi soir où un succès en Allemagne serait presque synonyme d’accès aux huitièmes de finale de la ligue des champions.

Auxerre : les semaines se suivent et se ressemblent

Après avoir enchainé les contre-performances jusqu’à limoger Jean-Marc Furlan, acteur majeur du retour dans l’élite, les auxerrois ont continué sur leur lancée. Au-delà d’une 8ème rencontre de suite sans succés, c’est la manière qui inquiète avec une équipe manquant cruellement d’allant et d’ambition, comme le montre leurs 2 seuls tirs cadrés.

Face à une équipe du Stade de Reims, elle aussi à la recherche de sensations et de résultats, les auxerrois n’ont pas su préserver le point du match nul et encaisse le but de Junya Ito (87′) tout juste de retour de suspension et à nouveau décisif pour le club champenois. À noter également l’excellente performance de son compère d’attaque Folarin Balogun, s’imposant lui aussi comme l’un des hommes forts de cette équipe Rémoise.

Avec cette fameuse saison à 4 descentes, il va devenir impératif pour l’AJA de rectifier le tir, car, peu épargné par les blessures, notamment dans le secteur offensif, le club s’enlise peu à peu dans la zone rouge.

Junya Ito au duel avec Quentin Bernard. Crédit photo : orange sport

Arbitrage : la mascarade continue !

C’est devenu une habitude depuis le début de saison. Ce week-end encore, énormément de décisions paraissent litigieuses, tandis que d’autres s’avèrent même totalement lunaires.

À la Mosson d’abord, ou une grosse altercation a éclaté à la suite d’une faute de Sinaly Diomandé ; une faute non des plus grossières, qu’on pourrait qualifier « d’intelligentes », annihilant un potentiel contre à jouer pour les sudistes. Souhaitant se replacer et s’excusant pour son geste, l’international ivoirien a ensuite subi l’énervement des Montpelliérains. Il se fera exclure, sans trop savoir pourquoi, tout comme l’attaquant anglais Mavididi, alors que le plus véhément sur l’action, Elye Wahi ne sera même pas averti. Un vrai coup dur pour Laurent Blanc, dans l’incompréhension, qui semblait vouloir s’appuyer sur son jeune défenseur.

Strasbourg et son coach peuvent eux-aussi enrager suite à ce nouveau match nul. À la 89′ un contact intervient entre le strasbourgeois Le Marchand et Anthony Rouault. On s’attend à ce que le point de pénalty soit désigné, pourtant, il n’en est rien. Une décision qui mettra Julien Stéphan hors de lui.

François Letexier distribuant un carton rouge à Alban Lafont. Crédit photo : France Bleu

Pour finir, c’est Antoine Koumbouaré et son équipe qui ont subi des décisions arbitrales incompréhensibles. Après une double main de Mattia Viti dans la surface non-sanctionnée par Monsieur Letexier, une nouvelle faute de main est sifflée en toute fin de match à l’encontre du club breton. Cette fois sans aller voir les images par lui-même, l’arbitre accorde un pénalty très controversé, transformé par Pépé.

Troubles dans leur communication, froids et fermés au dialogue avec les joueurs, sortant des cartons rouges à tout-va, les arbitres et leurs décisions curieuses sont largement remis en cause depuis le début de saison. La VAR, quant à elle, censée empêcher les erreurs, renforce les frustrations ressenties par les différents acteurs. De quoi questionner son utilisation.

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