Tour des Stades #4 – Une manita à Grenade !

Tour des Stades – Petit détour par l’Andalousie. Le 13 octobre dernier, Grenade a infligé une défaite sévère à Gijon dans une belle ambiance au nouveau stade de Los Carmenes. Retour sur une rencontre qui a permis aux locaux d’affirmer leurs ambitions en Liga 2.

Pour le quatrième opus de notre série, passage en terre hispanique. C’est à Grenade que j’ai pu assister à mon premier match en Espagne. C’est le premier épisode des deux qu’il y aura dans cette région d’Europe. Toutes les semaines, au fur et à mesure des matchs que je verrai, je vous ferai vivre mes aventures à travers cette rubrique. Bienvenue dans le quatrième épisode du Tour des Stades !

Voir aussi : Tour des Stades #3 – Calme plat à la Mosson ! – Le Club 115

Les joueurs sont sur le terrain. Les supporters brandissent leurs écharpes. Le match est lancé ! (Mathias Roisil/Le Club 115)

Alhambra, Métro et Tortilla en avant-match !

L’Andalousie est une des plus belles régions d’Europe. La ville de Grenade en est un des joyaux. C’est une métropole de 200 000 habitants qui se trouve au pied de la Sierra Nevada. Avec sa vie étudiante très animée, c’est une ville en vogue et très cosmopolite.

L’Alhambra est le monument connu de la ville. Il est classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO et il est bien difficile de passer à côté lorsque l’on se trouve à Grenade. C’est un ensemble palatial qui surplombe la ville. Avec son architecture impressionnante, il attire les touristes du monde entier. L’Alhambra a été construit pendant la présence musulmane en Espagne entre le VIIIème et XVème siècle.

L’Alhambra domine la ville de Grenade. (Mathias Roisil/Le Club 115)

Pour se rendre au stade, il faut emprunter le très récent et très propre métro de la ville. Avec un contrôleur à chaque station, il est impossible de frauder. Il n’y a qu’une seule ligne mais elle traverse la ville et avec ses 26 stations l’accès y est plutôt facile. Petit à petit, la rame se remplit et les supporters grenadins se rapprochent du stade. Les bars autour du stade sont pleins. Quelques chants anti-FC Seville sont lancés comme pour s’échauffer la voix avant que les choses sérieuses ne commencent.

La bière locale « l’Alhambra » coule à flots. Les tapas sont partagées et la tortilla connaît un franc succès. La boutique du club connaît aussi une belle affluence ce soir.

Bodiger en vedette à la boutique ?

Les enfants se pressent pour tenter de convaincre leurs parents de leur acheter un maillot ou un ballon de leur club favori. Pendant ce temps, le maillot du français Yann Bodiger est porté par un mannequin. Le joueur formé à Toulouse est un des éléments les plus importants du club andalou. Il s’est déjà affirmé dans son nouveau club puisqu’il est arrivé libre du FC Carthagène en juillet 2022.

Le français de 27 ans évolue en Andalousie depuis son départ de France. Il a évolué à Cordoue, Cadix, Castellon dans la Communauté valencienne avant de retourner dans le Sud de l’Espagne avec Carthagène et désormais Grenade.

Yann Bodiger est là depuis quelques mois mais il est déjà adopté par Grenade. (Mathias Roisil/ Le Club 115)

De l’intensité et du rythme !

Le match va commencer. L’opposition face au Sporting Gijon doit permettre au FC Grenade de retrouver le haut du tableau. Le club andalou est descendu l’année dernière en terminant à la dix-huitième place, l’objectif est donc de remonter dès cette année pour ce club qui a découvert les joutes européennes en 2020.

D’entrée de jeu, la pression est folle sur le but de Gijon. Le rythme, le pressing et l’intensité mis par les joueurs de Grenade étouffent leurs adversaires et c’est logiquement qu’ils ouvrent le score dès la sixième minute.

Les locaux ne se relâchent pas et vont enfoncer le clou à la 27ème minute. Tout va pour le mieux sur et en dehors du terrain. Il n’y a pas d’écran pour revoir les buts au Nouveau stade de Los Carmenes. Il faut donc se retourner pour espérer voir le ralenti sur les quelques loges VIP qui se trouvent bizarrement derrière les virages.

Tout le monde tente de revoir les buts sur les petites télévisions qui se trouvent dans les loges juste derrière les supporters. (Mathias Roisil/Le Club 115)

La première mi-temps se termine sur le score de 2-0 pour le FC Grenade. Les joueurs andalous se contentent pour l’instant du résultat mais on sent bien que le portier adverse Diego Marino n’est pas serein et qu’un troisième but est tout proche. Le public prend d’ailleurs un malin plaisir à se moquer du gardien espagnol à chacune de ses interventions.

Bombazo au retour des vestiaires !

Après la pause, les joueurs de Gijon reviennent avec de meilleures intentions. L’inquiétude commence à monter en tribunes puisqu’il suffit d’un but aux visiteurs pour reprendre espoir. Sauf que Myrto Uzuni va récidiver. Auteur du deuxième but, il va régaler les supporters du FC Grenade d’une reprise acrobatique à la 50ème minute de jeu. Un but somptueux, un bombazo ! Grenade s’échappe au score et la fête dans les tribunes repart de plus belle.

Ensuite, Gijon baisse logiquement la tête et encaisse un quatrième but par l’intermédiaire de José Callejon qui a profité d’une erreur de relance. Les entrants grenadins continuent d’appuyer pour aller chercher le cinquième but, et il intervient enfin à cinq minutes de la fin et les « manita » sont de sortie dans les tribunes. Toutes les mains se lèvent pour célébrer ce franc succès de la part du FC Grenade.

Les joueurs de Grenade viennent d’inscrire un nouveau but. (Mathias Roisil/Le Club 115)

Du beau jeu !

Impressionné par le niveau de jeu pour de la deuxième division espagnole, Alvaro confirme « que les petites équipes jouent souvent bien au football. Cela ne balance pas devant« . Ruben enchérit en expliquant « que Grenade joue vraiment bien mais il ne faut pas oublier Almeria aussi qui prône un football léché« .

Ils viennent au stade pour regarder le match. Ils veulent apprécier le contenu en plus du résultat. Selon eux, c’est leur différence avec les autres pays où le football y est plus physique et où le résultat importe beaucoup plus. En Espagne, on joue plus au ballon. Le jeu est au centre des attentions.

Les bras se lèvent pour honorer les joueurs sortants. A Grenade on aime le beau football. (Mathias Roisil/Le Club 115)

Los Carmenes en fusion !

Dans le même sens, l’ambiance était superbe au Nouveau stade de Los Carmenes. Alors que le stade était plutôt calme, les joueurs ont tout de suite mis ce qu’il fallait pour que tout le monde participe au résultat.

Oscar Melendo a réalisé une grande prestation et il a déjà une très belle côte d’amour auprès du public local. Il faut dire que son match a bien mérité une ovation à sa sortie du terrain. Auteur d’un centre magnifique pour le second but, c’est surtout son activité et sa justesse qui sont plébiscitées par le public andalou.

Pour finir, un petit mot sur le seul français de l’effectif. Yann Bodiger est le régulateur du jeu grenadin. Globalement à son avantage, il est très efficace dans ce qu’on lui demande c’est-à-dire faire jouer ses partenaires et orienter le jeu. Assez bas sur le terrain, il ne se projette pas beaucoup.

Les supporters reprennent le chant local juste avant le coup d’envoi. (Mathias Roisil/Le Club 115)
Une Ola a même été lancé pendant le match pour célébrer le succès. (Mathias Roisil/Le Club 115)

Le retour en métro est calme. Les supporters de Grenade sont pleins d’espoirs et n’attendent que de remonter en Liga pour rêver à nouveau. Depuis la rencontre face à Gijon, le bilan est mitigé. Grenade a perdu à Tenerife et s’est imposé à Los Carmenes face à Saragosse.

Actuellement quatrième, ils sont plus que jamais dans la course pour aller chercher la montée. On ne manquera pas de continuer à suivre leurs aventures.

Prochain épisode du Tour Des Stades : Real Madrid – FC Barcelone qui a eu lieu le dimanche 16/10 à 16h.

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