Coupe du Monde : les tops et flops de la première journée de poules

5 jours de compétitions, 16 matchs, nous pouvons dire que la Coupe du Monde est définitivement lancée. Alors après les premiers matchs de chaque nation, quel bilan pouvons-nous tirer de cette édition 2022? Voici 3 tops, et 3 flops !

Les Tops


Espagne, Angleterre, place au jeu

Ce sont sans doute les deux nations qui ont le plus impressionné durant cette première journée de phase de poules. Faciles vainqueurs de leur adversaire respectif, l’Angleterre et l’Espagne n’ont pas seulement marqué beaucoup de buts, le contenu du jeu a lui aussi été satisfaisant.

Une démonstration espagnole qui impressionne (Getty Images)

Face à l’Iran, nous avons pu voir une équipe des Three Lions appliquée, clinique devant les buts et confiante dans son jeu. La titularisation de Saka en lieu et place de Phil Foden a été un pari gagnant de la part de Gareth Southgate, tout comme celle d’Harry Maguire, très bon contre les Iraniens. Pour l’Espagne le constat est sensiblement le même, peut-être même encore plus impressionnant. Rarement cités parmi les favoris de la compétitions, les hommes de Luis Enrique ont tout simplement choqué le reste de la compétition.

Une victoire 7-0 face au Costa-Rica illustratrice d’un jeu léché, fluide et ambitieux de la part des demi-finalistes du dernier Euro. 7 buts, 6 buteurs différents, et certains chiffres du match qui donnent beaucoup de raison d’être satisfaits de l’autre coté des Pyrénées. Les deux nations sortent donc de cette première journée de phase de groupes avec de vrais motifs de satisfaction et un très beau jeu à voir évoluer sur le terrain.

Voir aussi : les 3 chiffres de la démonstration espagnole

Les habituelles surprises

Qui dit Coupe du Monde dit généralement confrontations déséquilibrées lors de cette phase de groupes. Historiquement les nations européennes et sud-américaines sont au-dessus des autres, mais comme d’habitude dans ce genre de compétition, les surprises n’ont pas manqué.

Pour les nations qui ont des ambitions, le début de cette compétition peut donner lieu à des déconcentrations, une prise à la légère des adversaires supposés plus faibles. Et encore une fois nous avons été témoins de cela, à commencer par la déroute de l’Argentine face à l’Arabie Saoudite. Favorite du tournoi auréolée d’une série d’invincibilité de 36 matchs, l’Albiceleste a été surprise par une vaillante équipe d’Arabie Saoudite, entrainée par Hervé Renard désormais éros de tout un peuple.

Voir aussi : Les 3 raisons de la déroute argentine

La seule surprise de cette première journée? Pas du tout. Le lendemain, ce sont les allemands qui ont été surpris, par le Japon cette fois-ci. Alors qu’ils menaient au score tranquillement à l’issue d’une première période maitrisée riche en occasions, la Mannschaft s’est faite rejoindre par les japonais, puis a encaissé le but de la défaite quelques minutes plus tard. Placés dans un groupe difficiel en compagnie des espagnols et des costariciens, les hommes d’Hansi Flick se trouvent dans une situation délicate au moment de retrouver l’Espagne lors de la deuxième journée.

Des actions malgré les interdictions

On le sait, cette Coupe du Monde au Qatar donne lieu à des polémiques, notamment sur les différentes interdictions qui entourent la tenue des évènements. Au centre des discussions en ce début de compétition, le port ou non d’un brassard aux couleurs LGBT+.

Une interdiction qui a provoqué un tollé parmi les médias mais aussi les joueurs, avec plusieurs capitaines (Virgil Van Dijk, Manuel Neuer..) affirmant qu’ils porteraient les couleurs quoi qu’il en coute (les autorités de la Fifa avaient menacé d’un carton jaune immédiat les capitaines qui transgresserait la règle).

Au final ces joueurs ne feront rien, mais feront en sorte que le message passe tout de même notamment la sélection allemande. Avant le match contre le Japon, lors de la photo d’avant match, les allemands se sont couverts la bouche avec leur main, pour représenter la censure et l’absence de liberté d’expression dans le pays. Ce genre d’acte couplé à la polémique dans les médias, les brassards « no discrimination » permettent une dénonciation certes silencieuse, mais toujours louable dans le contexte qu’on connait.

Malgré les interdiction, les Allemands ont su trouver un moyen de protester (crédits: Icon Sport)

Les Flops


Des nations qui déçoivent

Evidemment si des nations donnent satisfaction, certaines autres ne sont pas à la hauteur de ce qu’on attendait d’elles. C’est le cas pour plusieurs nations, comme l’Allemagne ou l’Argentine, défaites lors de leur premier match. Ces équipes doivent bien évidemment faire mieux, et elles le peuvent.

Dans le rayon des déceptions, nous pouvons aussi mentionner les équipes africaines. Peu inspirées depuis le début de la compétition, le bilan est lourd : une seule victoire grâce au Sénégal pour son deuxième match. Au-delà du bilan comptable, c’est le contenu du jeu qui a déçu, tout comme l’incapacité globale à marquer des buts. Beaucoup trop de timidité, et l’avenir s’assombrit pour les pays du continent africain.

Toujours plus de blessures

Le placement de cette Coupe du Monde dans le calendrier sportif a déjà donné lieu à de nombreuses critiques suite à l’annonce de forfaits de beaucoup de stars du football. Sadio Mané, Benzema, autant de noms qui ont du renoncer avant même le début de la compétition.

Mais même pendant la Coupe du Monde, les blessés continuent de s’accumuler, avec énormément de blessures musculaires. La notion de blessure musculaire est importante puisque ce sont des blessures qui ne sont pas provoquées par un contact avec un joueur adverse, et ce sont des lésions qui sont symptomatiques d’une fatigue physique. Quasiment à chaque match un joueur est obligé de céder sa place et laisser ses coéquipiers sur le terrain.

Alors avec cette cascade de blessures, qu’en est-il de la compétitivité entre les équipes ? Le niveau général baisse, et nous avons encore de la chance d’avoir les plus grosses stars présentes sur le terrain… pour combien de temps?

Lucas Hernandez, une blessure au bout de 10 minutes de jeu qui fait mal (Clive Mason/Getty Images)

Des tribunes silencieuses

« Meilleure Coupe du Monde de l’histoire« , « incroyable Coupe du Monde« , nous pouvons lire pas mal de choses sur les réseaux sociaux concernant cette édition 2022. Bien évidemment le spectacle est là sur certains matchs, comme lors de toutes les Coupes du Monde, mais ce qui choque le plus lors de certains affrontements, c’est l’ambiance présente en tribune. Ou plus précisément, l’absence d’ambiance.

Des tribunes presque vides à la fin du match, et des départs à seulement 1-0

Mis à part lorsque les équipes africaines jouent avec leur supporters toujours prêts à mettre de l’ambiance avec des chants, des danses qui font plaisir à voir, les ambiances sont généralement mortes. Preuve en est lors du match France – Australie, sur certaines séquences l’atmosphère dans le stade nous ramenait aux plus belles heures du football lors de la pandémie, avec les consignes des bancs de touche audibles depuis notre téléviseur.

C’est là où le problème d’organiser une compétition aussi importante se pose. Cette compétition est surtout la célébration de l’arrivée du Qatar dans le spectre du football, mais la population locale n’est pas animée de la même passion, du même feu pour le sport qu’est le football par rapport à d’autres pays, qui pourrait tout aussi bien apprécier un Mexique – Pologne qu’un Espagne – Costa Rica. Espérons qu’avec la suite de la compétition et les enjeux qui s’élèvent, l’ambiance générale s’améliore, sinon c’est dans une bien étrange ambiance que se déroulera la Finale…

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