Preview des huitième de finale : Argentine – Australie

La phase de groupes est terminée, il faut maintenant passer aux choses sérieuses avec les matchs à élimination directe. Et pour ce huitième de finale entre l’Argentine et l’Australie, l’affiche peut paraitre déséquilibrée, mais l’est-elle vraiment ? On fait le point !

La joie des australiens lors du match contre le Danemark (crédits : AFP)

La dynamique des deux équipes

Deux équipes qualifiées, mais qui n’avancent pas dans la compétition avec beaucoup de certitudes après les trois matchs de la phase précédente. L’Argentine est sortie première de son groupe composé du Mexique, de la Pologne et de l’Arabie Saoudite, sans pour autant avoir régné sur sa compétition.

La décéption de Lionel Messi après le prmeier match (AP Photo/Natacha Pisarenko)

Une défaite inaugurale contre la formation d’Hervé Renard pleine d’interrogation pour une formation souvent placée parmi les favorites pour titre, et deux matchs gagnés à l’arraché, sans convaincre à 100% dans le jeu. Durant ces trois matchs, on peinait à retrouver la formation victorieuse lors de la Copa America 2021. Scaloni semble tâtonner pour trouver sa formation idéale, mais nous pouvons lui accorder le crédit d’avoir su faire les bons changements et de ne pas s’être obstiné avec des joueurs qui ne donnaient pas satisfaction.

Leandro Paredes, Lautaro Martinez, Cristian Romero, autant de joueurs titulaires qui ont effectué un petit séjour sur le banc par la suite. Des changements qui ont apporté beaucoup plus de dynamisme dans le jeu argentin, plus de mouvement et de ce fait, des victoires. Le groupe semble maintenant beaucoup plus soudé qu’après le premier match qui ressemble plus à un faux-départ qu’à un vrai révélateur de niveau, avec un objectif bien précis : le titre.

Coté australien la dynamique est sensiblement la même, avec une défaite inquiétante en ouverture contre l’équipe de France (1-4), suivie de deux victoires étriquées 1-0. Des succès acquis grâce à la même recette : s’appuyer sur une solidité défensive pour ensuite profiter de la moindre opportunité pour marquer. 42% de possession de balles, 2 tirs cadrés face à la Tunisie, 31% de possession de balle et 4 tirs cadrés face au Danemark, l’Australie semble avoir remédié à la faillite défensive entrevue face à la France pour être plus pragmatique.

La clé du match : la créativité argentine dans les 30 derniers mètres

Face à cette solidité australienne, l’Argentine pourrait avoir des problèmes dans le jeu. On l’a vu face à l’Arabie Saoudite, ls coéquipiers de Lionel Messi peuvent éprouver des difficultés face à des blocs bas, resserrés. Face au plan de jeu apparent de l’Australie, il va pourtant falloir trouver les solutions.

Dans cette situation, l’apport des joueurs entrés dans le 11 type après le premier match peut s’avérer crucial. Julian Alvarez et Enzo Fernandez injectent leur fougue et leur capacité à jouer en peu de touches de balles. Le joueur de Manchester City permet aussi d’avoir une attaque bien plus fluide, avec des permutations avec Di Maria et Lionel Messi. Cette configuration donne plus de liberté à la Pulga qui peut rayonner par sa vision de jeu afin de servir les joueurs offensifs, ainsi que les latéraux, très offensifs.

Alors à quel match allons-nous assister ? Une Argentine créative qui réussit à déjouer le bloc australien, ou alors une domination stérile, avec une Argentine sans solution qui va s’exposer aux contre-attaques adverse ?

Le joueur à suivre : Rodrigo De Paul

Ce n’est pas le premier nom qui vient en tête au moment d’analyser ce match, mais le joueur de l’Atletico Madrid sera déterminant dans l’équilibre de l’Argentine. Sans Paredes à coté de lui, il est celui qui assure le coté défensif du collectif de l’Albiceleste. Avec Enzo Fernandez et Alexis Mac Allister au milieu de terrain, deux profils plus offensif, il est la colle de ce milieu de terrain.

Son impact physique ainsi que son volume de jeu a fait beaucoup de bien lors des deux derniers matchs de la phase de groupe, et ce n’est pas un hasard si la montée en puissance de De Paul correspond à la bonne forme de l’Argentine. Un travailleur de l’ombre qui aura un gros rôle à jouer, et comme lors de la Copa America, son activité sera prépondérante dans le succès de son équipe.

Rodrigo De Paul monte en puissance, parfait pour l’Argentine ? (crédits : Icon Sport)

Notre pronostic : qualification de l’Argentine

Evidemment nous ne l’avons pas mentionné, mais la différence de qualité parmi les joueurs sur le terrain est la raison principale de l’avantage pris par l’Albiceleste. Beaucoup moins de talent individuel coté australien, et nous savons que dans les compétitions comme la Coupe du Monde, la victoire se joue sur les petits détails, et les joueurs de talent font souvent la différence.

Cependant, ce serait osé de pronostiquer une victoire facile pour l’Argentine. Le bloc bas de l’Australie peut poser des problèmes aux argentins si le premier but n’est pas marqué rapidement. Une victoire en prolongation n’est pas à écarter, tout dépendra de la première période. Si Lionel Messi et ses coéquipiers marquent rapidement, le match peut tourner court, sinon, on pourrait assister à un match très long. Réponse ce soir à 20h !

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