Bayonne surprenant, Clermont n’avance plus … Le baromètre de la première partie de saison de Top 14

2023 vient de débuter mais la saison de Top 14 suit son cours. Ce week-end se tenait la 14ème journée du championnat, la première de la phase retour. Mais c’est l’occasion de faire un tour d’horizon des équipes plus ou moins en forme depuis le début de saison. Voici le baromètre de cette première moitié de saison.

On peut l’affirmer sans grand doute, ce Top 14 2022-2023 est particulièrement serré car hormis un Stade toulousain dominateur, les autres équipes sont à la bataille pour une qualification pour les phases finales. Une première partie de saison haletante et cette tendance devrait se poursuivre jusqu’à la dernière journée. En tout cas, espérons-le…

Les Tops


Le Stade français retrouve enfin des couleurs

Notre premier top de cette première moitié de saison est idéalement à la deuxième place du classement avec cinq points d’avance sur son poursuivant rochelais. En effet, le Stade français, après des premières semaines en demi-teinte, réalise jusque-là un beau parcours. Les Parisiens restent sur trois victoires consécutives dont un succès probant en cartonnant son voisin du Racing 92 (48-10) sur sa propre pelouse qui plus est.

Le capitaine Romain Briatte et Giovanni Habel-Kuffner sont deux hommes clés du collectif parisien (© Sandra Ruhaut / Icon Sport)

Faisant preuve de sang-froid et de maîtrise sans pour autant être flamboyant, le club de la capitale semble avoir augmenté la cadence suite à l’annonce du départ de son manager Gonzalo Quesada à la fin de la saison. Cela peut paraître surprenant mais quand on y réfléchit, les Parisiens semblent être en mission pour le technicien argentin, vainqueur du Bouclier de Brennus en 2015 déjà à la tête des soldats roses.

Du côté des individualités, les Parisiens ont pu s’appuyer sur un Joris Segonds très appliqué dans sa direction du jeu ou encore sur un Romain Briatte qui ne cesse de prendre de l’épaisseur dans l’effectif, jusqu’à même être capitaine. Léo Barré est lui le symbole de cette jeunesse parisienne entreprenante. Et le recrutement semble porter ses fruits avec un Morgan Parra qui s’est assez facilement adapté ou encore une Giovanni Habel-Kuffner à la pointe du combat.

Bayonne, un promu lancé dans la course à la qualification

Voici une équipe que l’on attendait peut-être pas à un tel niveau. Mais force est de constater que l’Aviron bayonnais réalise un parcours plus qu’admirable, avec un bilan jusqu’à présent identique à Paris avec huit victoires, un nul et cinq défaites. Cinquièmes au classement, les Basques ont surtout réussi à faire tomber de nombreux cadors du championnat sur sa pelouse de Jean-Dauger comme Toulouse, la Rochelle, le Racing 92 ou encore plus récemment Toulon.

Uzair Cassiem, fer de lance du pack bayonnais, en action lors de la victoire des siens face à Toulouse les 29 octobre dernier (© Franco Arland / Icon Sport)

Invaincus à domicile, les hommes de Grégory Patat ont aussi fait un coup mémorable sur la pelouse de Clermont et on tenu en échec la Section paloise au Hameau. La force de cette équipe ? Sa détermination et sa ténacité à toute épreuve qui en font une équipe très difficile à manier.

Mais là aussi, le recrutement a payé avec, et comment ne pas le nommer, un Camille Lopez de gala. Menant le jeu d’une main de maître, auteur de cinq drops et véritable leader, l’ancien clermontois transcende tout le monde autour de lui.

Le Fidjien Sireli Maqala et l’Argentin Facundo Bosch sont aussi la preuve que les nouveaux venus sur la Côte basque se sont très bien fondus dans le moule. La suite de la saison sera très intéressante à suivre à Jean-Dauger pour pourquoi pas rêver d’une qualification aux phases finales, fait rare pour un promu.

Les Flops


Castres, un finaliste malheureux au ralenti

Les saisons se suivent mais n’ont pas l’air de se ressembler pour le Castres Olympique. Depuis le début du championnat, les Tarnais n’arrivent pas à se sortir du ventre mou du classement. Les hommes de Pierre-Henri Broncan sont actuellement dixièmes avec sept points d’avance seulement sur l’avant-dernier Brive. Mais preuve de ce classement ultra serré, les Castrais sont également à sept points du dernier qualifiable Bordeaux-Bègles.

En difficulté, Castres peut tout de même compter sur des joueurs comme Filipo Nakosi, encore à son avantage face au Racing 92 (© Laurent Frezouls / Icon Sport)

Le gros point noir du CO est sans aucun doute l’incapacité à chercher un résultat à l’extérieur avec seulement deux points pris. Beaucoup trop insuffisant pour espérer quelque chose. Et ce week-end face au Racing, les Castrais étaient à deux doigts de tomber sur leur pelouse de Pierre-Fabre. Invaincus à domicile en championnat depuis décembre 2020, le CO a dû se contenter du nul (26-26).

Il faudra donc un déclic loin de ses bases pour Castres pour pourquoi pas se relancer. Car pour le moment, le malheureux de la dernière finale du championnat est loin de ses objectifs. Rappelons que la saison passée, le CO avait fini la phase régulière… en tête.

Clermont absent des débats

C’est la grosse déception du championnat pour le moment. Avec une onzième place et seulement cinq victoires en 14 rencontres, Clermont est plus que dans le dur et aura besoin d’une deuxième partie de championnat héroïque pour arracher une qualification.

Pourtant un grand nom du championnat, les Clermontois ont parfois connu des trous d’air durant une saison mais celle-ci semble plus violente mais aussi surprenante. En effet, cette saison devait marquer le retour de l’ASM au sommet du rugby français avec un effectif de qualité mais aussi le retour dans le staff de Jono Gibbes. Force est de constater que la mayonnaise a du mal à prendre.

À l’image de Plisson, Penaud et Simone, les Clermontois et sa ligne de trois-quarts sont en plein doute (© Romain Biard / Icon Sport)

Sur les sept dernières journées, Clermont n’a remporté qu’un seul match, preuve de la très mauvaise période traversée par les Jaunards. Ce dimanche, pour la clôture de la 14ème journée, les Auvergnats ont été giflés à domicile par le Stade Toulousain, qui ne s’était plus imposé au Michelin depuis 20 ans. Et ce match a soulevé toutes les lacunes des coéquipiers de Sébastien Bézy avec un manque de puissance mais surtout une défense très friable notamment chez les lignes arrières. Ajoutez à cela le départ la saison prochaine du meilleur joueur Damian Penaud et les affaires ne s’arrangent pas…

La prochaine réception de Perpignan sera l’occasion de se remettre la tête à l’endroit mais gare au faux pas qui pourrait mettre le club dans l’embarras.

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